"En Europe comme en France, François Hollande s'est attribué l'idée de la croissance" selon Alain Duhamel
Créé le 14/02/2012 à 08h50

Nicolas Dupont-Aignan, président de "Debout la République" / AFP
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté lundi soir devant l'ambassade de Grèce à Paris pour exprimer leur solidarité avec la population après le vote d'un nouveau plan d'austérité par le Parlement grec sous la pression de la Zone euro. Parmi elles se trouvaient Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection Présidentielle, et l'ancien porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Olivier Besancenot. Egalement sur place, Nicolas Dupont-Aignan. Le candidat souverainiste a été chahuté par plusieurs manifestants, selon lui "furieux de sa présence", qui l'ont sommé de partir. Sa réplique : les organisations de gauche "n'ont pas le monopole du soutien au peuple grec". Et d'ajouter : "Je suis le seul à demander la sortie de l'euro pour la Grèce, qui est le seul moyen de les sortir de la difficulté".
Les manifestants brandissaient le drapeau rouge du FG et scandaient "Résistance" ou encore "Solidarité avec le peuple grec!" sur l'avenue d'Iéna, artère huppée du XVIe arrondissement de Paris.
"Je ne sais pas à quoi ont pu croire les bureaucrates qui ont imposé neuf plans d'austérité à la Grèce, il y a un moment où les gens n'ont plus rien à perdre", a déclaré Jean-Luc Mélenchon. "La Banque centrale européenne possède des titres de dette grecque (...). Elle touche des intérêts sur ces titres, on marche sur la tête !", s'est-il exclamé. "Je voudrais interpeller François Hollande en l'appelant à voter contre le mécanisme de stabilité que va mettre en place l'Union européenne", a-t-il encore affirmé.
Dans la foule l'entourant se côtoyaient militants du Front de Gauche, du PCF, du NPA, ainsi que des Indignés et des manifestants portant le masque caractéristique des "Anonymous". 
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