Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 21/05/2010 à 09h47 - Mis à jour le 21/05/2010 à 10h04

"Je suis intéressé par la France comme un Français peut être intéressé par la France", a déclaré DSK / AFP
Il avance à tout petits pas. Dominique Strauss-Kahn était jeudi soir l'invité de l'émission politique de France 2, "A vous de juger"... A propos des retraites, il estime qu'"il faut éviter les dogmes, même sur la question de l'âge légal de départ". Interrogé sur 2012 et les ambitions qu'on lui prête pour la Présidentielle, le directeur général du FMI a répondu : "J'ai une mission à remplir et je ne demande qu'une chose, c'est qu'on me laisse travailler".
Dominique Strauss-Kahn a estimé jeudi qu'il fallait éviter le dogmatisme en matière de réformes, notamment au sujet de l'âge légal de départ à la retraite. Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a évoqué des pistes, l'allongement de la durée de cotisation, l'épargne individuelle ou la baisse du niveau des pensions. "Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne solution mais c'est possible", a fait valoir l'ancien ministre socialiste de l'Economie, qui a pris soin de dire qu'il ne souhaitait pas parler de la situation française en particulier.
Tenu à un devoir de réserve sur la politique française, DSK a une nouvelle fois tenté d'éluder les questions sur son avenir personnel. "Honnêtement, je n'ai qu'un seul message, ce que je fais me passionne et j'essaie de le faire le mieux possible", a-t-il expliqué sur le plateau de France 2, un cran en dessous de ses dernières déclarations sur le sujet, en février. Déjà invité en mars 2009 d'"A vous de juger", il avait lâché en février dernier sur RTL que "dans certaines circonstances", il pourrait se reposer" la question de son mandat qui court jusqu'en 2012.
"Je ne suis pas naïf, je vois qu'il y a des sondages, des articles", a-t-il dit. "C'est très agréable que vos compatriotes vous apprécient évidemment, je vais pas faire la chochotte". Alors qu'on le compare avec un Jacques Delors renonçant à une candidature présidentielle en 1995, DSK répond : "Vous me flattez beaucoup" mais "ce n'est pas ma question, je ne suis pas dans ce débat-là", "dans cette préoccupation-là".
Sera-t-il au côté de Nicolas Sarkozy en juin 2010, à la réunion du G20 ?" Je pense, oui", répond-il, laconiquement. Et le "pacte" de non-agression au PS avec Martine Aubry pour 2012 ? Moue de DSK : "Ce que je sais, moi !".
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