Delphine Batho : "Il n'y aura pas de hausse de 7% des tarifs du gaz au 1er octobre"

Delphine Batho sur RTL le 13 septembre 2012

Delphine Batho sur RTL le 13 septembre 2012

Crédit : RTL

VIDEO - La ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie répondait aux questions de Jean-Michel Aphatie jeudi matin. Delphine Batho a fait savoir qu'elle proposerait une réforme du mode de fixation des tarifs réglementés du gaz en France dans le cadre d'une loi sur la progressivité de ces mêmes tarifs, dont le vote devrait intervenir d'ici à la fin de l'année. Elle a également réaffirmé que le gouvernement ne validerait pas la demande de hausse de 7% au 1er octobre formulée par GDF Suez.

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Delphine Batho, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie : "Il faut sortir de la loterie autour de la fixation des tarifs du gaz"

Crédit : Jean-Michel Aphatie

Delphine Batho, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie : "Il n'y aura pas de hausse de 7% des tarifs du gaz au 1er octobre"

Crédit : RTL

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Delphine Batho.

Delphine Batho :
Bonjour, Jean-Michel Aphatie.

Une importante conférence environnementale débutera demain, se terminera samedi. Deux jours de quoi ? De discussions ? Ou bien des décisions seront-elles prises ?

De discussions pour prendre des décisions.

Plus tard ?

Peut-être certaines dès l'issue de ces deux jours et d'autres, plus tard. C'est la volonté de discuter le programme de travail du gouvernement sur l'écologie avec les organisations syndicales, patronales, avec les organisations non gouvernementales ...

Les ONG.

... Donc, c'est une méthode non pas pour enliser les décisions mais pour prendre les bonnes, pour les discuter, pour les partager et surtout pour mobiliser tous les Français vers ce que doit être aujourd'hui une Politique de relance écologique qui doit être bonne pour la planète et, en même temps, qui doit créer des emplois.

Certains sujets sont très sensibles : le gaz de schiste, par exemple. Fin août, le Premier ministre a dit : "Rien n'est tranché".
Ca veut dire quoi "Rien n'est tranché" ?


Ce qu'a rappelé le Premier ministre c'est qu'aucun débat n'est interdit ; mais en même temps, dans cette même déclaration, il a rappelé que la fracturation hydraulique est interdite en France et qu'elle le restera. C'est la seule technique d'exploitation des gaz de schiste et c'est une technique qui pose d'énormes problèmes environnementaux. D'ailleurs, la commission européenne vient de le souligner dans plusieurs rapports.

S'il y avait une autre technique, l'exploitation du gaz de schiste serait envisageable ?

On en discuterait. A ce moment-là, on aurait un autre débat. C'est : est-ce que l'avenir, l'après-pétrole, est-ce que c'est d'aller chercher de nouveaux hydrocarbures.

A votre avis ?


Moi je crois que ce qui doit, aujourd'hui, mobiliser l'investissement public, ce sont les énergies renouvelables, ce sont les énergies propres et c'est d'avoir une politique de croissance verte. On peut créer aujourd'hui des dizaines de milliers d'emplois en France avec la transition énergétique qui est, comme vous le savez, l'engagement qu'a pris François Hollande.

Alors, on ne sait pas s'il y a eu du gaz de schiste ou pas sous les sous-sols. Certains disent : il y en a beaucoup ; d'autres disent : mais finalement, on n'en sait rien. La loi du 13 juillet 2011 a créé une commission nationale d'orientation et de suivi des techniques d'exploration ; et on attend que vous nommiez des membres. Allez-vous le faire ?


Elle n'est pas nommée, cette commission.

Mais allez-vous le faire ?

Ce n'est pas prévu immédiatement, en tout cas.

Oui, c'est une résistance visiblement de votre ministère parce que les industriels souhaitent que cette commission -puisque la loi l'a instituée,  un décret de mars 2012, à créer la commission : 22 membres-  et votre ministère, visiblement, résiste.


En matière de politique de l'Energie, moi je crois que chaque peuple est souverain, chaque pays peut prendre ses décisions et ce sont les citoyens qui décident. Ce ne sont pas les Multinationales.

Donc, la commission est créée, il n'y aura pas de membres ?

Ecoutez, elle est dans la loi, effectivement.

Ce n'est pas la première fois.

Voilà, ce n'est pas la première fois.

L'engagement du Président de la république était de réduire la part de production d'électricité d'origine nucléaire de 75 à 50% d'ici 2025. Pour que cette promesse soit tenue, combien de réacteurs faudra-t-il fermer pour arriver à cette part de 50 % en 2025 ?

Ecoutez dans ce quinquennat, il y a une centrale nucléaire ...

Fessenheim ?

... qui sera fermée, arrêtée, c'est Fessenheim.

2 réacteurs.


Il y a l'EPR de Flamanville sera achevé.

Oui.

En ce qui concerne les décisions au-delà de ce quinquennat, ça va précisément faire l'objet du débat sur la transition énergétique qui s'ouvrira à partir de cet automne. Ce qui est sûr c'est que pour atteindre l'objectif qu'a fixé François Hollande, il faut développer massivement les énergies renouvelables. Nous avons des savoir-faire, nous avons des entreprises françaises qui, aujourd'hui, attendent que ce cap soit clairement fixé par les Pouvoirs Publics et c'est ce que nous allons faire ce week end.

Mais il y a 58 réacteurs aujourd'hui en France. Donc, ils produisent 75% de l'électricité que nous consommons.


Oui.

Donc, pour en produire 50, il faudra fermer combien de réacteurs ? Est-ce que vous le savez ?

   
Il y a plusieurs scénarios possibles pour atteindre l'objectif de 50%, c'est-à-dire d'une diversification du mixte électrique et tous ces scénarios seront mis sur la table dans le débat sur la transition énergétique.

On a l'impression que vous essayez d'éviter de remplir la promesse de campagne en ne donnant pas les engagements précis ?

Non, au contraire. Au contraire, nous sommes aujourd'hui pleinement mobilisés pour atteindre cet objectif.

Vous êtes aussi ministre de l'Energie. Donc on parle beaucoup du Gaz, ces jours-ci.

GDF Suez a demandé à la commission de régulation de l'énergie une augmentation de 7% du  prix du gaz au 1er octobre.
Et hier, la porte-parole du gouvernement a dit : 7%, c'est trop. Pourquoi c'est trop ?


Mais c'est la même demande que celle qui avait été faite par GDF, cet été ...

8%.

Et vous vous souvenez que le gouvernement a souhaité protéger le Pouvoir d'Achat des Français en limitant cette hausse à 2%. C'est-à-dire à l'inflation. Donc, l'opérateur présente aujourd'hui cette même demande. Le gouvernement se prononcera en début de semaine prochaine. La commission de régulation de l'énergie est saisie.

Ce que je peux vous dire avec certitude, c'est qu'il n'y aura pas au 1er octobre une hausse de 7% des prix du gaz ; et la deuxième chose, c'est que je proposerai dans les prochains jours, à la fin du mois, devant le parlement puisqu'il y aura, vous le savez, le débat sur le Bonus-Malus énergétique, la proposition de loi de François Brottes, je proposerai dans ce cadre une réforme de ce système où les Français, tous les trois mois, assistent à une sorte de Loterie où l'opérateur demande une hausse des prix, où l'Etat est mis au pied du mur. Je pense qu'il faut modifier ce système pour que l'Etat récupère des marges de manœuvre.

Si 7% c'est trop ; c'est quoi, d'après vous, la hausse acceptable, légitime que peut espérer GDF Suez ?

Je n'ai pas de chiffre à vous donner ce matin. Nous allons examiner d'abord en détails cette demande. Il y a une partie qui correspond à l'évolution des tarifs d'achat du gaz sur les marchés internationaux. On va regarder ;  les choses seront certainement communiquées soit lundi, soit mardi, en début de semaine.

Qui fixe le prix ? Bercy ? Vous ? Matignon ?


C'est le Premier ministre après, bien sûr, une discussion avec le ministère de l'Economie et le ministère de l'Energie.

Et vous, vous seriez favorable à une hausse, la moins importante possible ?

Ce qui mobilise le gouvernement, aujourd'hui, c'est de protéger le Pouvoir d'Achat des Français et donc, par tous les leviers possibles, d'agir pour réduire cette facture énergétique et la réforme structurelle qui est engagée, qui est aussi très importante, c'est cette notion de Bonus-Malus énergétique qui doit être à la fois vertueux écologiquement et vertueux socialement.

Et dans les 7% que demande GDF, il y a 1% au titre de l'inflation. C'est tout ce que peut espérer GDF, sans doute ?

Il y a 1% qui est lié à ce qu'on appelle le coût-Matière ; et le reste, c'est la même demande que celle qui avait été formulée cet été.

Donc, si elle a été retoquée une fois, elle le sera une deuxième ? C'est possible ?


Nous verrons.  En tout cas, il n'y aura pas une hausse de 7% des tarifs du GAZ.

Delphine Batho, ministre de l'Energie et de l'Environnement, était l'invitée de RTL ce matin. Bonne journée.

Mais peut-être de 6% alors ! si ce n'est pas 7 : voilà ce que les auditeurs de RTL doivent être en train de se dire. Et vous dites un petit "non" de la tête. On attendra évidemment la décision du Premier ministre, la semaine prochaine. On a compris que vous n'en direz pas plus. Merci.


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79commentaires
Signaler un abus top myledom le 19/09/2012 à 03h18 Delphine Batho:diplome, bac litteraire.Vous avec ce diplome,vous serez caissiere chez Auchan.Au PS vous etes ministre.Chomeuses bachelieres prenez votre carte au parti,au prochain remaniement vous avez toutes vos chances.Et c'est avec çà que l'on veut redresser la France.PITOYABLE !!!
Signaler un abus top tyjean le 17/09/2012 à 17h18 il serait temps d' équilibrer les tarifs entre ceux qui paient le tarif plein et ceux qui profitent d' un tarif dérisoire (agents GDF-EDF) - nous évitons de trop nous chauffer afin de ne pas "faire flamber" la facture pendant que chez certains de ces agents, c'est "Versailles" et 24° chez eux
Signaler un abus top dceane le 16/09/2012 à 11h54 moi le president normal de la republique j ordonne au quelques Français de payez plus d impots plus d électricité plus d eaux plus de taxe moi je donnerais votre argent au immigrés que vous le vouliez ou pas c est comme ça et pas autrement vous étes devenus des vaches laitieres alors peu de français qui reste saigner vous au quatres veines pour des gens qui n ont rien a faire en France mais a qui on donne tous les droits et a qui on vous fait croire que c est pour remonter la france lol
Signaler un abus top loveless12 le 14/09/2012 à 07h01 elle est venu pour ne rien dire..... et dire qu'elle est ministre .... avec 50 mots à son vocabulaire... dèjà en 86 même soutenue par son parrain médiatique, le tonton de l'élysée, elle ne brillait pas...
Signaler un abus top deet le 13/09/2012 à 21h07 HOP ....6% hihih
Signaler un abus top CLAUDIO01 le 13/09/2012 à 19h53 Delphine nous mène en bateau vert. On verra le résultat début octobre.
Signaler un abus top BABETTE9999 le 13/09/2012 à 19h45 RTL vous me decevez de plus en plus ! Dès qu'il y a un sujet chaud pour la gauche vous le dégager vite fait de vos chroniques !Je voudrais juste savoir si vous avez des ordres venu de note cher gouvernement !Soyez honete por une fois !
Signaler un abus top jojoshadow le 13/09/2012 à 18h32 Aidons les à faire des économies
http://www.avaaz.org/fr/petition/Deputes_la_tra...;v=17588
Signaler un abus top objectifs le 13/09/2012 à 17h55 Ouf,on l'a échappé belle, la hausse sera "reportée" au 1 novembre...Pas de quoi en rire,ni de se réjouir trop vite!!!
Signaler un abus top marcomic le 13/09/2012 à 16h43 Et si on récupérait les flatulences des vaches (c'est sérieux cela existe en Allemagne) on ne pourrait pas limiter la hausse du prix du gaz ?
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