Crédit : Patrick Isson
Crédit : Patrick Isson
Défense du breton à Quimper...
Entre 8.000 et 12.000 personnes ont défilé samedi après-midi dans les rues de Quimper pour la défense des langues régionales de Bretagne, le breton parlé en basse Bretagne et le gallo à l'est de la péninsule.
Une quinzaine de bagads (ensembles musicaux) dont ceux de Quimper et Concarneau, binious et bombardes et tête ont défilé, au son également de l'hymne breton, le bro gozh mazadou (le pays de mes ancêtres).
Dans la foule, Rémy, installée à Plouédern dans le nord Finistère, racontait que son père, Paul, 73 ans, originaire du pays de Brest, n'a jamais parlé breton, alors que sa mère Hélène, 69 ans parlait le breton avant d'apprendre le français à l'école à partir de 6 ans.
"Je n'ai jamais parlé breton à mon fils, ça ne se faisait pas à l'époque", a expliqué Hélène, regrettant d'avoir appartenu à une "génération sacrifiée". En Bretagne, 200.000 personnes, soit 5% de la population, parlent le breton.
... et de l'occitan à Toulouse
La candidate à l'élection présidentielle EELV, Eva Joly, le président socialiste du Sénat, Jean-Pierre Bel, le député européen EELV José Bové et des milliers de personnes défilaient eux samedi après-midi à Toulouse (Haute-Garonne) pour la défense de l'occitan.
Les organisateurs comme la police attendaient entre 25.000 et 30.000 manifestants.
Dans l'interminable cortège rouge et or, les couleurs du drapeau occitan, de jeunes élèves des "calandretas", ces écoles où l'on parle occitan, entourés de leur famille, ont défilé en fanfare, derrière une banderole proclamant "Per la lenga occitana!" (Pour la langue occitane).
"Je suis bien placée pour savoir que ce n'est pas parce que vous parlez deux, trois, quatre langues, que vous n'aimez pas votre patrie", a déclaré Eva Joly avant le rassemblement. "Dans beaucoup d'endroits, les langues régionales sont en danger", a-t-elle regretté, affirmant que "l'offre d'enseignement des langues régionales dès la maternelle doit être obligatoire".
"Nous voulons un droit pour nos langues", a martelé Jean-Louis Blenet, président de La confederacion occitana de las calandretas, l'une des cinq associations organisatrices de la marche.
Environ un habitant de Midi-Pyrénées sur cinq est capable de discuter en occitan (sondage réalisé fin 2010), une langue qui décline malgré l'attachement des élus locaux.
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10/04/2013 - 09h48
10/04/2013 - 09h47
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