Les Dossiers de RTL.fr - Election présidentielle américaine

Convention démocrate : Barack Obama parle de vérité et de changement

Le président Barack Obama

Le président Barack Obama

Crédit : AFP / Mandel Ngan

Il a répété une dizaine de fois le mot espoir, mais l'enthousiasme de 2008 n'était plus là, et c'est un Barack Obama plus grave qui a demandé jeudi aux Américains de lui offrir quatre ans de plus à la Maison Blanche. Quelque 15.000 personnes s'étaient massées dans un complexe sportif de Charlotte pour l'écouter, au dernier jour de la convention démocrate. Ses filles, Sasha et Malia, très rares apparitions dans la campagne, étaient au premier rang avec leur mère Michelle. La foule avait été chauffée à blanc, par des dizaines d'intervenants dans l'après-midi. Et le président a tout fait pour les convaincre qu'il saurait les mener vers "un avenir meilleur", s'ils lui en donnaient le temps.

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Mitt Romney avait amené Clint Eastwood, Barack Obama s'est entouré d'Eva Longoria et de Scarlett Johansson. Sur le contenu de son discours, cela n'est pas suffisant pour faire pencher la balance en sa faveur

Crédit : Rémi Sulmont



Obama prône la vérité


Dans son discours à Charlotte (Caroline du Nord, sud-est) devant les délégués de la convention du Parti démocrate qui l'ont investi pour tenter de conserver le 6 novembre la Maison Blanche face au républicain Mitt Romney, M. Obama a évoqué le chômage élevé qui affecte toujours le pays et nourrit le mécontentement des électeurs. "Mais sachez-le... nos problèmes peuvent être résolus. Nous pouvons être à la hauteur des difficultés. Le chemin que nous proposons est peut-être plus difficile, mais il nous mène vers un monde meilleur", a-t-il assuré, tentant de répliquer à M. Romney qui l'accuse d'incompétence dans ce dossier.

"Pas question de retourner en arrière", a-t-il insisté, alors que la foule, dans un scénario parfaitement réglé, agitait des affichettes sur lesquelles était écrit "en avant". "Je ne prétends pas que le chemin que j'offre est rapide est facile, mais vous m'avez élu pour vous dire la vérité. Et la vérité est qu'il nous faudra davantage que quelques années pour résoudre des problèmes qui se sont accumulés depuis des décennies", a-t-il ajouté sous les applaudissements.

La nostalgie du changement

Le président a essayé de se réapproprier le thème du "changement" qui avait fait son succès en 2008, au moment où les écarts dans les sondages avec M. Romney sont très faibles et augurent d'une élection serrée. Si vous vous détournez maintenant, si vous vous laissez convaincre par le cynisme selon lequel le changement pour lequel nous avons combattu n'est pas possible, le changement n'aura pas lieu", a-t-il développé, très souvent interrompu par des ovations de 15.000 personnes acquises à sa cause. "Si vous abandonnez l'idée que votre voix peut faire la différence, alors d'autres voix viendront remplir ce vide", a prévenu M. Obama, dont le trésor de campagne, élément vital d'une élection américaine, peine à rivaliser avec celui de ses adversaires. 

La foule l'a applaudi debout une douzaine de fois, a ri parfois, comme quand il a dit à ses filles qu'il n'était pas question qu'elles n'aillent pas à l'école vendredi, a hurlé parfois son enthousiasme. Mais le rire semblait moins entier, l'adhésion plus convenue, que lors du discours de l'ancien président Bill Clinton mercredi soir, auxquels les démocrates avaient fait un triomphe.

"Oussama ben Laden est mort, General Motors est vivant"

Pendant près de six heures avant le discours de Barack Obama, les délégués démocrates avaient été chauffés à blanc par les intervenants se succédant à la tribune. Entre des vidéos à la gloire de leur président, égrénant la liste de ses succès - la mort d'Oussama ben Laden étant de loin le plus applaudi --, ils ont entendu l'ancienne gouverneur du Michigan Jennifer Granholm raconter le poing levé comment il avait sauvé l'industrie automobile; l'actrice Eva Longoria parler de sa vie, et leur demander de croire au rêve américain; l'ancien candidat démocrate à la présidence John Kerry ridiculiser la vision de Mitt Romney en politique étrangère.

Le parterre a dansé sur la musique des Foo Fighters, hurlé "nous sommes prêts" quand dans une vidéo, le président a insisté sur le fait qu'un vote pouvait changer le monde. Des milliers de démocrates ont scandé "USA, USA", quand le vice-président Joe Biden a promis de poursuivre jusqu'au bout du monde ceux qui s'attaqueraient à des Américains innocents, et répété extatiques avec lui  "Oussama ben Laden est mort et General Motors est vivant". Ils jubilaient debout, quand il a mis en pièce le programme du républicain Mitt Romney, ont ravalé leurs larmes quand il a évoqué les 6.473 morts en Irak et Afghanistan.

Obama et Romney dans les mêmes Etats vendredi

Et la fête n'aurait pas été complète sans les deux filles du président, qui après l'avoir écouté gracieusement assises au premier rang, sont montées sur scène pour l'embrasser pour une jolie photo de famille. Les incontournables confettis ont terminé la soirée, mais aucun ballon. Et même le président des Etats-Unis n'y pouvait rien. Les discours prévus dans un stade à ciel ouvert, avaient été repliés jeudi à l'intérieur en raison du mauvais temps, ne donnant pas le temps aux organisateurs de les réinstaller.

M. Obama devait repartir en campagne dès vendredi avec M. Biden dans le New Hampshire (nord-est) et l'Iowa (centre), deux Etats-clé où M. Romney a prévu de se rendre le même jour. Les deux camps auront les yeux rivés sur les chiffres mensuels du chômage attendus vendredi matin et qui pourraient jeter une ombre sur les bénéfices politiques de cette convention, une semaine après celle qui a investi M. Romney.

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10commentaires
Signaler un abus top deet le 08/09/2012 à 22h19 Le changement....c est un peu comme le clown qui nous gouverne.".Heuuu heeeuu moi président...heeuu heu"
Signaler un abus top leglobule le 07/09/2012 à 11h39 C'est un peu le sarkozy américain: "Yes, he could"
Signaler un abus top jply le 07/09/2012 à 11h28 Il est clair que son "yes we can" de 2008 ne peut plus faire recette en 2012. C'est comme si Sarko nous revend un jour son Karcher, son pouvoir d'achat, sa moralisation du capitalisme et j'en passe.
Cependant je pense qu'Obama n'est pas forcément battu d'avance: il peut encore gagner mais d'une courte tête et, sans doute, pas mal d'abstensions.
Signaler un abus top marc antoine le 07/09/2012 à 11h09 Là aussi pour se faire élire...il a raconté n'importe quoi!!!Pas du tout sûr qu'il soit réélu!!...si aux STATES... c'est YES WE CAN... En FRANCE c'est NO WE CAN'T!!!!!
Signaler un abus top lili7801 le 07/09/2012 à 10h25 et les tomates jambon c est bon ?
Signaler un abus top lili7801 le 07/09/2012 à 10h14 la aussi tout va bien
Signaler un abus top hancheenplastix le 07/09/2012 à 10h00 déja avant d'être président il était critiqué dans son propre parti pour ne jamais prendre de décision qui puisse heurter une partie de ses collègues.
Signaler un abus top gegelbroc le 07/09/2012 à 08h55 Chez nous c'est yes we cannot !
Signaler un abus top jeanne 01 le 07/09/2012 à 08h44 il a besoin, pour convaincre qu'il a la capacité à diriger les USA, de deux mannequins ou actrices auprès de lui ? Il ne vend pas des voitures, mais un programme économique ! Douterait-il de ses compétences ?
Signaler un abus top leglobule le 07/09/2012 à 08h32 Rubrique "politique": TROIS sujets sur Obama, un sur Levinsky, et un sur le tueur du Québec.
Vous avez du mal a trouver des sujets sur la France, on dirait....
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