Présidentielle : êtes-vous satisfait de la victoire de François Hollande ?
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Sur RTL, Benoît Hamon avait estimé que la condamnation prononcée il y a quinze ans n'était pas de nature à empêcher une éventuelle nomination du député-maire socialiste de Nantes à Matignon.
"Je ne crois pas. D'abord, ce n'est pas une affaire d'enrichissement. Il y a eu une condamnation, elle est très ancienne", a répondu le porte-parole du Parti socialiste. "Quand on a été condamné, quand on est passé au-delà, je pense que cela ne doit pas être retenu comme un argument contre Jean-Marc Ayrault", a-t-il ajouté.
Six mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende
Le 19 décembre 1997, Jean-Marc Ayrault, qui était déjà président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, avait été condamné par le tribunal correctionnel de Nantes, en Loire-Atlantique, à six mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour délit de favoritisme dans l'attribution d'un marché public.
A l'époque, son avocat, Me Yvon Chotard, du barreau de Nantes, avait expliqué que le député-maire de Nantes ne ferait pas appel d'une condamnation dont il avait seulement dit, dans un bref communiqué de ses services au Palais-Bourbon, qu'il en "prenait acte, sans autre commentaire".
Jean-Marc Ayrault était poursuivi pour octroi d'avantages injustifiés (favoritisme) à la Société nouvelle d'édition et de publication (SNEP), qui avait réalisé "Nantes Passion", le journal municipal de la ville, de 1989 au 1er janvier 1994. Son PDG, Daniel Nedzela, était alors considéré comme le financier du PS en Loire-Atlantique. La fabrication avait coûté environ 6 millions de francs par an et la SNEP conservait 45% des recettes publicitaires.
Au lendemain d'une victoire fêtée à Bastille par des dizaines de milliers de personnes, le président élu et son équipe se sont tournés vers les Législatives et la formation du premier gouvernement de gauche en dix ans. François Hollande, qui dimanche soir a appelé ses partisans à lui "donner une majorité" les 10 et 17 juin, doit notamment se pencher sur le nom du Premier ministre, appelé à mener la bataille électorale.
Durant la campagne, il avait affirmé que ce choix dépendrait de l'ampleur du succès: avec moins de 52%, cela ne plaide pas pour la nomination d'une personnalité radicale. Le député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault, un fidèle, tenait la corde ces derniers jours. Martine Aubry n'a pas perdu toutes ses chances, et Pierre Moscovici fait figure de troisième homme.
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10/04/2013 - 09h48
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