"En Europe comme en France, François Hollande s'est attribué l'idée de la croissance" selon Alain Duhamel
Créé le 22/03/2011 à 09h20

Jean-Luc Mélenchon / AFP/J-F.Monier
Des représentants d'Europe Ecologie-Les Verts, du PCF et du Parti socialiste se sont rencontrés lundi à Solférino pour discuter du rassemblement de la gauche et des accords de désistements réciproques pour le deuxième tour des Cantonales. En refusant de s'afficher au côté de Martine Aubry, Jean-Luc Mélenchon semble jouer en solo à gauche alors que son allié PCF au sein du Front de gauche entend bien se placer pour les négociations avec le PS pour 2012, après sa percée au premier tour des Cantonales (9-10%). Le leader du FG a déploré les "mauvaises manières" d'EELV alors que le désistement est "une tradition de la gauche". "Ce ne sont pas des méthodes" mais "les citoyens en seront juge", a dit l'ex-socialiste, soulignant : "Je ne refuse pas de m'afficher avec les socialistes ni d'appeler à voter socialiste au deuxième tour s'ils sont en tête".
Europe Ecologie-Les Verts et le PS devaient négocier jusqu'à mardi la question des trente cantons où les deux partenaires peuvent maintenir un candidat au second tour, alors que le Front de gauche a rappelé aux écologistes que le désistement en faveur du mieux placé "est une tradition de gauche". Au total, EELV devrait se maintenir dans 83 cantons, soit 30 duels face au PS et 8 face au Front de gauche (notamment Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis), en plus des 45 face à la droite. "Les discussions se poursuivent dans un bon climat", a assuré François Lamy (PS), reconnaissant "quelques difficultés de désistement localement".
"Ce n'est pas tendu avec le PS", "il y a une volonté de travailler collectivement" dans la perspective des législatives de 2012, selon Jean-Vincent Placé, le négociateur des écologistes. Problème : dans une quinzaine de départements, où les relations ne sont pas bonnes avec le PS, sur des dossiers locaux notamment, des candidats écologistes veulent se maintenir face aux socialistes, même en présence de la droite, comme dans la Sarthe. "On va régler cela et trouver une solution", a assuré Jean-Vincent Placé.
Favorable au désistement, "une tradition de la gauche", le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon a déploré ces "mauvaises manières". "Ce ne sont pas des méthodes" mais "les citoyens en seront juge", a-t-il dit, ajoutant : "je ne refuse pas de m'afficher avec les socialistes ni d'appeler à voter socialiste au deuxième tour s'ils sont en tête". Pour l'eurodéputé, "le premier tour tient lieu de primaire à gauche" et le désistement doit se faire pour le candidat arrivé en tête.
Au PCF, on estimait que si la situation restait en l'état, "cela pourrait avoir des conséquences sur les négociations entre les Verts et PS aux Sénatoriales".
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