Crédit : Jean-Michel Aphatie
Crédit : Fany Boucaud
"Nous savons tous que les enseignants ne sont pas assez rémunérés, mais c'est aussi vrai pour les infirmières de nuit ou d'autres (professions) par rapport au dévouement et au service qu'ils rendent à la société", a dit le ministre jeudi matin sur RTL.
"Nous n'avons pas les moyens dans le contexte budgétaire" actuel, a-t-il redit, soulignant qu'il y a 850.000 enseignants, ce qui représenterait un poids budgétaire conséquent.
"Il est tout à fait normal que les syndicats représentatifs fassent valoir des revendications, ils le font, mais les priorités des enseignants aujourd'hui ne sont pas celles-là", a ajouté Vincent Peillon.
"Les gens qui choisissent ce métier ne le choisissent pas d'abord pour l'argent", "ce qu'ils veulent, c'est qu'on leur donne les moyens de faire réussir les élèves. Ce n'est plus le cas dans ce pays", a encore dit le ministre.
Le salaire des enseignants français débutants et en milieu de carrière est inférieur à la moyenne des pays de l'OCDE et a même diminué depuis 1995 : un professeur des écoles démarre à 1.700 euros nets par mois, hors primes et heures supplémentaires.
La baisse des salaires s'aggrave depuis 2010 à cause du gel du point d'indice salarial des fonctionnaires alors que le niveau d'études demandé est plus important.
Des syndicats réclament que la question des salaires soit abordée lors de la réforme des rythmes scolaires, qui pourrait modifier leur temps de travail, et estiment qu'une revalorisation attirerait davantage de jeunes dans le métier.
Publicité
Publicité
10/04/2013 - 09h48
10/04/2013 - 09h47
10/04/2013 - 09h36
10/04/2013 - 09h34
Publicité
Publicité
Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.