Magali Drouet, à la sortie de la préfecture du Calvados où François Hollande a rencontré les familles des victimes de Karachi
Crédit : Frédéric VeilleCrédit : Frédéric Veille
Des discussions jugées très positives pour la suite
A la sortie, le correspondant de RTL, Frédéric Veille, a pu interroger Magali Drouet. Elle est porte-parole des familles des victimes et fille de Claude Drouet, technicien de la DCN Cherbourg, décédé pendant l'attentat. Déjà le 12 mars dernier, elle réagissait aux engagements de François Hollande en cas d'élection.
"Nous sommes rassurés car une fois de plus, François Hollande a tenu sa promesse, contrairement à d'autres. Il avait promis de nous recevoir, il l'a fait deux fois en l'espace de trois mois", dit-elle.
Pour elle, il ne ressort que du positif de cette réunion avec le président de la République. "Il nous a assuré que le secret défense serait totalement levé sur l'affaire. Au point de pouvoir faire examiner par les ministres concernés tous les documents qui n'ont été déclassifiés que partiellement par l'ancien gouvernement. Tous les documents qui avaient été soumis à la commission vont repasser entre les mains des ministres, qui ne sont pas obligés de suivre l'avis de la commission et qui peuvent d'eux-mêmes aller contre cet avis et déclassifier les documents", explique-t-elle.
Les ministères concernés sont notamment Matignon, le Budget, les
Finances, les Affaires étrangères, la Défense.
Aller jusqu'au procès
"Vous pensez un jour voir le bout du tunnel dans cette affaire ?", l'interroge Frédéric Veille. Magali Drouet se veut plutôt optimiste. "Le bout du bout, pour nous, ce serait un procès aux assises, parce que ça reste essentiel. Karachi, ce n'est pas une affaire politico-financière, c'est un assassinat terroriste avec des mobiles financiers. On l'a encore redit au président de la République qui nous a tout fait compris et qui nous a promis d'aller jusqu'à ce que nous demandons depuis des années, c'est-à-dire un procès", raconte-t-elle.
François Hollande "s'est engagé (en outre) à envisager une réforme du secret de la défense nationale, pour voir dans quelle mesure ces documents ne pourraient pas être transmis beaucoup plus facilement à la justice", selon Me Morice, avocat de plusieurs familles de victimes qui a assisté à l'entretien
entre le président et les familles à la préfecture du Calvados.
Plusieurs procédures
L'attentat de Karachi fait l'objet de plusieurs informations judiciaires.
L'une sur l'attentat est conduite par le juge antiterroriste Marc Trévidic. Une autre est confiée à deux juges financiers qui enquêtent sur des soupçons de rétrocommissions en marge de deux contrats d'armement, dont la vente de sous-marins au Pakistan, ayant pu alimenter la campagne d'Edouard Balladur en 1995.
Fin mai le parquet de Paris a en outre ouvert une information judiciaire contre X pour blessures involontaires dans l'attentat de Karachi après une plainte des blessés visant des manquements à la sécurité de leur employeur la Direction des constructions navales (DCN). 
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10/04/2013 - 09h48
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