Les Dossiers de RTL.fr - Législatives 2012
SOCIÉTÉ POLITIQUE LÉGISLATIVES 2012

Amputé de son investiture, Vanneste quittera-t-il l'UMP ?

Créé le 22/02/2012 à 10h56

Christian Vanneste est député du Nord, membre de la Droite populaire au sein de l'UMP

Christian Vanneste est député du Nord, membre de la Droite populaire au sein de l'UMP / AFP / Archives, Denis Charlet

L'UMP a retiré mercredi son investiture aux Législatives dans le Nord au député sortant Christian Vanneste, accusé de propos homophobes. Le bureau politique du parti présidentiel n'a, en revanche, pas prononcé son exclusion, pourtant annoncée, assurant que l'intéressé s'était engagé à quitter de lui-même le parti. Le parlementaire a jugé "insupportable que l'UMP annonce à (sa) place quoi que ce soit", tout en se félicitant que le bureau politique ne l'ait pas exclu. "Je ne quitte pas la vie politique", a-t-il asséné, "en revanche, quitter cette galère de l'UMP, oui, car c'est devenu irrespirable". Avant d'ajouter : "Ces anathèmes, tout ceci est un coup monté de Gay Lib (militants homosexuels adhérents de l'UMP) avec la complicité de Copé alors que je n'ai fait que dire la vérité".

En ouverture de la réunion hebdomadaire à huis clos du bureau politique, le secrétaire général, Jean-François Copé, a annoncé que l'UMP avait investi un autre candidat que Christian Vanneste dans la 10ème circonscription du Nord, en la personne de Gérald Darmanin, directeur de cabinet du ministre des Sports, ont confié des participants.

"Nous ne pouvions pas nous dérober. On règle cette affaire de façon claire afin d'éviter toute polémique. Christian Vanneste nous a informés qu'il a renoncé à son investiture", a déclaré le patron du parti majoritaire .Le secrétaire général adjoint de l'UMP, Marc-Philippe Daubresse, lui aussi député du Nord, a déclaré au bureau politique que Christian Vanneste, 64 ans, avait "donné sa parole d'homme qu'il va démissionner et qu'il va quitter la politique".

Dans un communiqué, le député du Nord a regretté n'avoir eu "aucun contact direct" avec MM. Copé et Daubresse "comme ces derniers le laissent entendre".

Dans une vidéo datée du 10 février et diffusée sur Internet, Christian Vanneste, déjà accusé d'homophobie, a évoqué "la fameuse légende de la déportation des homosexuels" pendant la Seconde Guerre mondiale.

Mercredi dernier, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé avait dénoncé ces propos "inacceptables" et décidé d'inscrire à l'ordre du jour du  prochain bureau politique, ce mercredi 22 février, l'exclusion du parti de Christian Vanneste et la suspension immédiate de son investiture pour les Législatives.

"'L'affaire Vanneste', s'il y a 'une affaire Vanneste' est malheureusement symptomatique de la dérive du bien penser et du 'politiquement correct' qui s'installent dans notre pays au mépris de la raison", écrivent des députés de la Droite populaire. "Soyons clair et direct, nous considérons que les propos de Christian Vanneste (...) sont inopportuns" mais "inopportuns ne signifie pas condamnables dès lors qu'il s'agit d'événements historiques sur lesquels il n'existe pas de décision de justice établissant les faits sans appel et qui font l'objet de débats entre historiens".

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