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Affaire DSK : soulagement au PS, certains regrettent le "gâchis"

Créé le 23/08/2011 à 10h20

Au siège du Parti socialiste

Au siège du Parti socialiste / AFP

Les principaux ténors socialistes, candidats à la primaire y compris, se sont unanimement dits soulagés lundi à l'annonce d'un probable abandon mardi des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn à New York, certains proches qualifiant de "gâchis" sa mise hors course pour 2012. "C'est un immense soulagement, c'est l'heureux dénouement que tous ses amis espéraient", a affirmé Harlem Désir, premier secrétaire par intérim du PS, résumant le sentiment général chez les socialistes après les annonces venues d'outre-Atlantique dans la soirée. "Je me réjouis", a réagi François Hollande. "Je suis très heureuse", a dit Martine Aubry, sa rivale pour l'investiture PS pour 2012. "Aujourd'hui justice est rendue", a salué l'ancien ministre Jack Lang. Reste qu'un retour sur la scène politique de l'ex-patron du FMI paraît improbable, en tout cas à court terme. Outre le soulagement et la joie ressentis pour DSK, beaucoup ont aussi eu une pensée pour son épouse et soutien indéfectible, Anne Sinclair.

"Leur cauchemar, qui dure depuis le 14 mai alors même que DSK a toujours clamé son innocence, devrait donc prendre fin demain (mardi)", a déclaré Michel Destot. "Dominique va désormais pouvoir se reconstruire sereinement et s'exprimer librement", a ajouté cet élu strauss-kahnien, soutien de Mme Aubry.

Face aux interrogations sur l'avenir politique de l'ex-directeur général du FMI, la plupart des responsables socialistes ont mis en garde contre toute précipitation. "Il n'y a que lui qui peut répondre à ces questions. Il faut le temps de la décence, de la dignité, de la reconstruction, du retour dans son pays qui doit lui manquer", a dit Manuel Valls, candidat à la primaire PS.

"Il faut lui laisser le temps de se reconstruire et ne pas lui imposer de tempo", a renchéri Michèle Sabban, vice-présidente de la région Ile-de-France, en soulignant que la crise économique démontrait "à quel point ses compétences sont précieuses et font cruellement défaut" aujourd'hui.

François Pupponi, proche de DSK, a déploré sa mise hors jeu pour 2012 dans les mêmes termes que Manuel Valls. "Tout ça, pour ça, quel gâchis! On a voulu abattre Dominique", a soutenu le maire PS de Sarcelles. "C'était le combat de sa vie (...) il faut essayer de tourner la page, le laisser reprendre ses esprits".
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