"En Europe comme en France, François Hollande s'est attribué l'idée de la croissance" selon Alain Duhamel
Créé le 21/02/2012 à 20h06

Une trentaine de militants du collectif ACLEFEU, créé après les émeutes de l'automne 2005, ont investi mardi le rez-de-chaussée d'un hôtel particulier parisien pour y installer "un ministère de la crise des banlieues" et lancer le débat sur "les banlieues / AFP
Les quartiers populaires veulent se faire entendre. Le collectif "ACLEFEU" occupe depuis ce matin un magnifique hôtel particulier en plein cœur du Marais, à Paris. L'idée est de se rapprocher des QG de campagne et d'interpeller les candidats : éducation, emploi, logement. Ils veulent leur faire 12 propositions pour les quartiers populaires.
La banlieue veut s'inviter dans le débat électoral
Une trentaine de militants du collectif ACLEFEU, créé après les émeutes de l'automne 2005, ont investi mardi le rez-de-chaussée d'un hôtel particulier parisien pour y installer "un ministère de la crise des banlieues" et lancer le débat sur "les banlieues dans la présidentielle".
Mohamed Mechmache, président de ACLEFEU, a qualifié de curieux le fait qu'il faille "occuper un hôtel en plein centre de Paris pour mettre la banlieue et ses 8 millions d'habitants sous les projecteurs". "Cette occupation pacifique est symbolique et nous ne savons pas combien de temps cela va durer", a-t-il dit.
"Ici, nous invitons les candidats à l'élection présidentielle à venir débattre avec nous, nous avons fait 12 propositions qui ne coûtent pas cher. Par exemple, dans les villes où il n'y a pas 20% de logements sociaux vous voulons que l'Etat réquisitionne les terrains vacants de ces villes et construise des logements sociaux", a-t-il déclaré.
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