"En Europe comme en France, François Hollande s'est attribué l'idée de la croissance" selon Alain Duhamel
Créé le 21/09/2011 à 15h40

La présidente du FN Marine Le Pen En visite au marché de Rungis, le 21 septembre 2011 / AFP, Johanna Leguerre
Un candidat à la Présidentielle qui va à Rungis rendre hommage aux Français qui se lèvent tôt, ça vous rappelle quelque chose... Cette fois, c'est Marine Le Pen qui a refait le coup de Nicolas Sarkozy, histoire de marteler ce qu'elle considère comme un échec patent du Président. De passage dans le plus grand marché d'Europe (passage obligé pour un présidentiable !), la présidente du Front National a déambulé mercredi pendant deux heures au milieu des étals de poissons, des cagettes de fruits et légumes et des carcasses de viande. Accueillie avec des fleurs, elle n'a pas manqué de cajoler son auditoire nombreux sur place. Elle a prôné sans surprise l'instauration de droits de douane et quotas d'importation aux frontières nationales pour défendre "les filières de production française".
"Je suis venue rencontrer des gens qui travaillent tôt et à qui on a fait beaucoup de promesses qu'on a immédiatement oubliées. (Nicolas) Sarkozy a plutôt fait un mandat pour les gens qui se couchent tard", a lancé Marine Le Pen à son arrivée, à 5 heures du matin, devant les hangars du Marché d'intérêt national (MIN), le plus grand marché de produits frais au monde.
Le chef de l'Etat s'était rendu au MIN de Rungis durant sa campagne présidentielle de 2007, puis accompagné de son épouse Carla Sarkozy pendant son mandat, faisant de ce lieu un symbole de la "valeur travail" qu'il affectionne. "Je ne suis pas sûre qu'il serait aussi bien accueilli" aujourd'hui, a avancé la présidente du FN. Comme on lui demandait si elle tentait de reprendre les habits du candidat Sarkozy en 2007, elle a répondu: "c'est Sarkozy qui a essayé de mettre la chemise de Jean-Marie Le Pen, mais elle était trop grande pour lui".
Affichant un large sourire, serrant des mains à tout va, se laissant prendre en photo avec des grossistes, acheteurs ou employés, elle a rencontré un accueil globalement favorable, certains lui promettant sans hésiter leur vote en 2012.
Elle a aussi prôné une "grande loi 'achetons français'" sur le modèle du "Small business act" américain, pour donner "une priorité aux entreprises, aux productions françaises de la part de l'Etat, des collectivités territoriales, des écoles".
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