"En Europe comme en France, François Hollande s'est attribué l'idée de la croissance" selon Alain Duhamel
Créé le 25/01/2012 à 09h03

Le virevoltant président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon / AFP / Archives, Lionel Bonaventure
A la rencontre des syndicalistes de Peugeot et d'Alstom mardi en Franche-Comté, Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois concentré ses attaques sur le Front national, avec en prime quelques piques à François Hollande. "Ne vous laissez pas berner par ceux qui prétendent que le problème, c'est l'immigré, pas le banquier", a lancé le candidat du Front de gauche (FG) à la Présidentielle en référence à Marine Le Pen. "Lorsque François (Hollande) nous dit que son adversaire est la finance, nous lui disons 'bienvenue au club'", mais "on connaît la bête" et "on ne combat pas la finance avec un pistolet à bouchon", a-t-il prévenu, appelant les électeurs à "comparer" les programmes. En écoutant "les paroles", et pas seulement "la musique".
Jean-Luc Mélenchon s'est réjoui mardi de la "contamination idéologique" que le FG "provoque", après le discours de François Hollande au Bourget dimanche où le candidat PS a dénoncé le "monde de la finance".
"On va frapper le capitalisme, on va frapper l'argent roi, (on dit ça depuis) des mois et des mois tout seuls", "maintenant il y en a de plus en plus" qui le disent, a-t-il déclaré à la presse à l'issue d'une réunion avec une centaine de sympathisants FG à Mandeure, dans le Doubs, après une visite aux syndicalistes de Peugeot Scooters dont les emplois sont menacés.
Lors d'une conférence de presse au Palais des Sports de Besançon avant un meeting en soirée, il s'est montré plus mordant, affirmant qu'on ne "fait pas la guerre à la finance avec un pistolet à bouchon" : "C'est des méchants en face, c'est pas le concours de l'ENA là, c'est la lutte grave et méchante".
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