"En Europe comme en France, François Hollande s'est attribué l'idée de la croissance" selon Alain Duhamel
Créé le 09/02/2012 à 09h50

Nicolas Sarkozy à son arrivée à la centrale nucléaire du Tricastin, dans le Drôme, le 25 novembre 2011 / AFP / Michel Euler
Politique énergétique et sûreté des installations nucléaires : ce sont les thèmes du déplacement qu'effectue Nicolas Sarkozy sur le site de la centrale de Fessenheim, dans le haut-Rhin. Après une visite du site, le chef de l'Etat s'entretiendra à huis clos avec les représentants syndicaux du site de production EDF, avant un discours prévu à midi. Suite à l'accord électoral passé entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts, le candidat socialiste François Hollande s'est engagé à réduire de 75% à 50% d'ici 2025 la part de l'énergie nucléaire dans la production d'électricité française, à fermer la plus ancienne centrale de France. Farouche partisan de l'énergie nucléaire, Nicolas Sarkozy s'oppose à cette fermeture.
Six associations antinucléaires ont écrit au président de la République Nicolas Sarkozy pour lui demander une rencontre à l'occasion de sa visite jeudi sur le site de Fessenheim. Ils souhaitent remettre au chef de l'Etat "la liste des près de deux cents communes et communautés de communes d'Alsace, d'Allemagne et de Suisse", représentant 1,6 million d'habitants, qui ont "demandé par motion l'arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim", et celle des "493 élus d'Alsace, de tous bords politiques, qui (...) ont fait la même demande".
En décembre, la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet avait elle aussi évoqué le scénario d'une fermeture de cette centrale, mise en service en 1977, dans l'attente de l'audit de sécurité commandé à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) après la catastrophe de Fukushima, au Japon.
Début janvier, l'ASN a déclaré bons pour le service tous les réacteurs du parc français, mais exigé des travaux de sécurité supplémentaires pour un surcoût évalué à 10 milliards d'euros.
Dans un rapport sur le coût de la filière publié la semaine dernière, la Cour des comptes a pressé le gouvernement de faire rapidement des choix sur l'avenir de la filière, relevant que 22 des 58 réacteurs atteindraient leur quarantième année de fonctionnement d'ici 2022. Dans toutes les hypothèses, ce choix engagera de très lourds investissements, a prévenu la Cour.
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