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A Dunkerque, Bayrou invite le "peuple français" à "résister"

Créé le 20/01/2012 à 09h17

Le candidat du Modem François Bayrou

Le candidat du Modem François Bayrou / AFP / Denis Charlet

François Bayrou tenait jeudi soir soir son premier meeting de campagne à Dunkerque, dans le Nord. Le candidat centriste, qui a le vent en poupe dans les sondages, a lancé un appel au "peuple" en lui demandant, "en père de famille", de "résister" face à toutes les fatalités afin de "ressaisir le destin de la France". Le "troisième homme" de 2007, qui s'est présenté comme le fils d'un homme à qui on parlait "comme à un bouseux", a revendiqué de "parler au nom" des "petits, des obscurs, des sans-grade", multipliant dans un discours d'une heure et quart l'utilisation - plus de vingt fois - du mot "peuple". "Résistez !"

"Nous sommes là pour ressaisir le destin de la France. D'habitude, j'essaie de fuir les grands mots mais, là, je parle en père de famille, au nom de tous les pères et de toutes les mères de famille (...) au nom des jeunes qui sont là et des jeunes qui viendront: nous avons entre les mains le destin de la France", a lancé François Bayrou lors de son premier meeting de campagne, devant environ 1.300 personnes réunies au Kursaal, à Dunkerque.

"L'enjeu de cette élection c'est que, ce que nous avions perdu", comme le "produire en France", "nous allons le retrouver", a-t-il insisté en se référant aux "Quatre cavaliers de l'Apocalypse", qui sont aujourd'hui, selon lui, "le chômage, la chute du pouvoir d'achat, les déficits et la dette".

"Nous allons à nouveau faire rimer le nom de France avec le beau mot de résistance", a lancé le député béarnais en utilisant plus de vingt fois le mot "résister".

"A l'enlisement, nous allons résister ; à l'appauvrissement, nous allons résister ; à la fuite des activités, nous allons résister ; aux compromissions, nous allons résister ; aux privilèges excessifs et indus, nous allons résister ; à l'illettrisme, nous allons résister ; à l'argent roi, nous allons résister ; à l'affaiblissement, nous allons résister", a-t-il notamment déclaré.

"Je parle au nom des petits, des obscurs, des sans-grade"

"Résister, cela impose qu'un peuple se réforme, prenne en main son propre destin", a ajouté l'ancien ministre centriste en employant également à des multiples reprises le mot "peuple", qui "paraît-il n'est pas à la mode".

Déplorant que "l'injure suprême dans le monde politique, ce soit devenu 'populiste'", François Bayrou, qui a "grandi dans un tout petit village des Pyrénées" où "il n'y avait pas de nobles ni de bourgeois" et qui est le fils d'un homme à qui on parlait "comme à un bouseux", a revendiqué de "parler au nom" des "petits, des obscurs, des sans-grade".

Une manière de répondre à l'accusation de populisme lancée à son encontre par le candidat du Nouveau Centre, Hervé Morin, et de faire pièce à Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Marine Le Pen (Front national) qui se disputent avec virulence le vote populaire. "Le sujet principal de cette élection est le peuple français", a-t-il dit.
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