Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 21/03/2010 à 12h35 - Mis à jour le 21/03/2010 à 12h57

Christian Prouteau aux côtés de François Mitterrand en 1993 / AFP
Il l'appelait "La petit demoiselle"... Pendant près de treize ans, huit "super-gendarmes" ont protégé jour et nuit Mazarine Pingeot, la fille de François Mitterrand, révèle Christian Prouteau, responsable à l'époque de la sécurité à l'Elysée , dans un livre. De Paris à quai Branly, en passant par le domaine présidentiel de Souzy-la-Briche (Essonne), "La petite demoiselle et autres affaires d'Etat" (Michel Lafon) raconte la protection permanente de la fille cachée de François Mitterrand.
Créateur du GIGN en 1974, le commandant Prouteau réorganise en 1982 la sécurité du président de la République à sa demande. Il crée le groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), composé uniquement de gendarmes, pour assurer sa protection. En décembre 1982, alors que Mazarine a 8 ans, Christian Prouteau se voit très discrètement confier la sécurité de la fillette qu'il surnomme "la petite demoiselle". Le nom de Mazarine, dont très peu de gens à l'Elysée connaissaient l'existence selon l'officier de gendarmerie, ne sera d'ailleurs jamais prononcé entre François Mitterrand et Christian Prouteau.
Dès lors, huit super-gendarmes vont jouer "les super nounous", écrit M. Prouteau qui se qualifie de "baby sitter". Lorsque Mazarine et sa mère vivent dans le VIe, un gendarme s'installe dans une chambre de bonne au-dessus de l'appartement.
Une fois la résidence de Souzy-la-Briche remise en état, François Mitterrand y passera de très nombreux week-ends, raconte Christian Prouteau, nommé préfet en 1985. Mazarine montant à cheval, des écuries en bois sont construites. Les rares journalistes et photographes qui s'approchent dans ce petit village sont invités par les gendarmes à passer leur chemin.
Entre parties de cache-cache et promenades, la fillette, puis l'adolescente passera des années tout à fait tranquilles. Son père joue aux boules avec les gendarmes, grimpe sur le dos de l'un d'eux pour aller chercher le petit chat de Mazarine dans un arbre. Il ne manque pas un épisode de "Dallas" dont il était un téléspectateur assidu.
"Assurer la sécurité et la tranquillité de Mazarine, ce fut le plus beau rayon de soleil de ces 13 ans à l'Elysée", écrit Christian Prouteau qui fut mêlé à deux scandales de l'ère Mitterrand, l'affaire des Irlandais de Vincennes et celle des écoutes de l'Elysée. Cette dernière eut pour origine les écoutes organisées de l'écrivain et polémiste Jean-Edern Hallier qui disait vouloir révéler l'existence de Mazarine.
Publicité
Publicité
Publicité