Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 08/09/2010 à 18h15

Manifestations contre le projet du Dove World Outreach Center, le 4 septembre 2010 à Jakarta / AFP
La Maison Blanche s'est dite préoccupée mardi par le projet d'une église américaine de brûler un Coran, partageant ainsi les inquiétudes du chef des forces internationales en Afghanistan, le général David Petraeus, concernant les conséquences de cet acte sur les troupes américaines. Le Dove World Outreach Center ("Centre colombe pour aider le monde"), église baptiste située en Floride, prévoit en effet de brûler en public un exemplaire du Coran samedi à l'occasion du neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Or cette initiative, censée glorifier le souvenir des victimes des attentats, tombe à un moment sensible: les musulmans célèbrent autour du 10 septembre la fin du ramadan.
Le général Petraeus, mais aussi le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen, ont condamné le projet de cette église américaine, soulignant qu'un tel acte mettrait en danger les troupes déployées en Afghanistan.
Ce projet est "source d'inquiétude" et "place nos troupes en
danger", a déclaré mardi la Maison Blanche, appuyant les craintes
soulevées par le général David Petraeus, commandant des forces
internationales en Afghanistan."Je suis très inquiet des
répercussions possibles", a déclaré le haut gradé, qui a estimé que
cela servirait la propagande des talibans en Afghanistan et
renforcerait le sentiment anti-américain dans le monde musulman.
Le
pasteur de l'église, Terry Jones, a assuré sur la chaîne CNN que les
"paroles du général étaient prises très au sérieux", mais qu'il était
"fermement résolu" à mener le projet à bien.
"Nous réalisons que
cet acte pourrait en effet offenser (...) les musulmans", a-t-il
ajouté. "Mais nous estimons que le message que nous essayons de faire
passer est bien plus important que le fait que des gens soient
offensés. Nous croyons qu'on ne peut pas reculer devant les dangers de
l'islam".
L'initiative a également été
condamnée par le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen,
qui a souligné qu'elle "risque d'avoir des conséquences néfastes sur la
sécurité de nos troupes".
En Indonésie, pays musulman
le plus peuplé du monde, la minorité chrétienne craint des "tensions"
et l'Union des 20.000 églises chrétiennes protestantes d'Indonésie a
écrit au président Barack Obama pour l'exhorter à intervenir.
Regardez l'interview du pasteur Terry Jones :
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