"Particulièrement dérangeante"
Il s'agit du 25e detenu exécuté cette année aux Etats-Unis, dont sept au Texas. Dans l'après-midi, la Cour suprême des Etats-Unis avait rejeté un dernier recours de ses avocats.
Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme se sont élevées contre cette exécution. Parmi elles, Amnesty International a jugé "particulièrement dérangeante" la décision de la Cour suprême de ne pas surseoir à cette exécution, selon un communiqué.
En 2004, avec un quotient intellectuel de 61 (très en-deça de la moyenne pour son âge), Marvin Wilson avait été diagnostiqué comme attardé mental léger selon des critères déterminés par l'American Association of Intellectual and Developmental Disabilities (AAIDD). 
"Je vous aime tous. Je suis prêt"
"Nous sommes profondément déçus et attristés que la Cour suprême ait refusé d'intervenir pour empêcher cette exécution", a déclaré dans un communiqué l'avocat du détenu, Lee Kovarsky. "C'est scandaleux que l'Etat du Texas continue d'utiliser des critères non scientifiques (...) pour déterminer quels citoyens ayant un handicap intellectuel doivent être exemptés d'une exécution", a-t-il ajouté.
Avant son exécution, Marvin Wilson s'est adressé aux membres de sa famille, leur assurant qu'il les aimait. "Ramène-moi à la maison, Jésus, ramène-moi à la maison, Seigneur", a-t-il également déclaré, selon des propos rapportés à l'AFP par un porte-parole des services pénitentiaires du Texas. Puis, s'adressant à nouveau à sa famille, il a conclu: "Je vous aime tous. Je suis prêt".
Troubles mentaux
En 2002, la Cour suprême des Etats-Unis a interdit l'exécution de condamnés attardés mentaux car leur handicap "ferait courir le risque d'une exécution arbitraire". Mais la Cour, dans l'arrêt "Atkins vs. Virginia", n'a pas donné de définition précise du retard mental, laissant chaque Etat fixer les conditions requises pour déterminer ce type de handicap. Et selon les critères en vigueur au Texas, Marvin Wilson ne souffrait pas handicap mental.
Le 18 juillet déjà, Yokamon Hearn, un Noir américain de 34 ans, avait été exécuté au Texas, en dépit de preuves de troubles mentaux depuis son enfance et de nombreuses protestations. Le 23 juillet en revanche, l'exécution d'un condamné à mort souffrant lui aussi de troubles mentaux avait été suspendue en Géorgie (sud-est), à deux heures de l'horaire fatal, en raison d'un changement de procédure d'injection létale.
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10/04/2013 - 09h48
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