Les Dossiers de RTL.fr - Tuerie en Norvège

Un an après le massacre, la Norvège perpétue la mémoire des 77 victimes de Breivik

Anders Behring Breivik (à gauche) en audience à son procès à Oslo, le 18 juin 2012

Anders Behring Breivik (à gauche) en audience à son procès à Oslo, le 18 juin 2012

Crédit : Scanpix Norway/AFP, Junge, Heiko

Un an après les attaques les plus sanglantes perpétrées sur son sol depuis la Seconde Guerre mondiale, la Norvège commémorera dimanche la mort des 77 victimes d'Anders Behring Breivik, l'occasion pour le pays de réaffirmer ses valeurs libérales et son rejet du tout sécuritaire. Le 22 juillet 2011, l'extrémiste de droite avait placé une bombe de près d'une tonne près du siège du gouvernement à Oslo, faisant huit morts, puis ouvert le feu sur un rassemblement de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utoeya, faisant 69 autres victimes.

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L'envoyé spécial de RTL a arpenté les rues d'Oslo

Crédit : Brice Dugénie

Dimanche, un an après les attentats meurtriers perpétrés par Anders Beiring Breivik, la Norvège célébrera la mémoire des 77 victimes du tueur

Crédit : AFP VIDEO

Dépôt de gerbes et messe

Pour marquer le premier anniversaire du massacre, la paisible nation scandinave organisera un dépôt de gerbes sur les lieux des deux attaques, des offices religieux à travers le pays puis un concert près de l'Hôtel de ville d'Oslo. Le Premier ministre Jens Stoltenberg devrait participer à une messe dans la cathédrale d'Oslo, aux côtés de la famille royale, et prononcer un discours sur Utoeya devant des jeunes travaillistes. Juste après le carnage, le dirigeant travailliste avait marqué les esprits en promettant "plus de démocratie et plus d'ouverture" mais "sans naïveté", un credo martelé depuis tous azimuts.

Pas de virage sécuritaire après le massacre

"Avec ses mots bien sentis, Stoltenberg a donné le ton à la réaction nationale face à la catastrophe. Il a contribué à éviter que l'atmosphère devienne haineuse et empreinte d'une soif de vengeance", notait mercredi un commentateur du journal norvégien de référence Aftenposten. "On peut se demander en fait si le plus important après le 22 juillet n'a pas été de préserver ce que l'on a. Car depuis bien des années, nous avons le bonheur de vivre dans une démocratie qui fonctionne généralement bien, jouissant de plus d'ouverture et de liberté d'expression que la plupart des pays", ajoutait-il. Hormis quelques mesures à la marge comme des propositions d'amendements législatifs et une protection accrue des personnalités politiques et des lieux de pouvoir, la Norvège n'a pas pris de virage sécuritaire.

"La Norvège n'a pas changé"

Il arrive encore de voir des véhicules garés juste devant l'entrée du Parlement. "La Norvège n'a pas changé", estime Trond Henry Blattmann, président du groupe de soutien aux familles des victimes, qui a lui-même perdu un fils sur Utoeya. "Mais j'espère que la commission du 22 juillet inspirera quelques changements comme une amélioration de la surveillance sur internet et un suivi plus poussé de l'extrême-droite pour prévenir de futures attaques", a-t-il déclaré. Mise en place par le gouvernement pour tirer les enseignements du massacre, cette commission de 10 membres doit rendre ses conclusions le 13 août. "On ne pourra de toute façon jamais construire des barrières assez hautes pour se protéger totalement", souligne M. Blattmann.

Les survivants n'ont pas forcément le même avis

Du côté des survivants de la fusillade d'Utoeya, les avis sont partagés. "Qu'est-ce qui a changé en Norvège? Pas assez de choses", affirme Tore Sinding Bekkedal, révolté par la virulence de certains propos visant un groupe de Roms dont le sort a fait débat cet été. "Ces opinions mériteraient une réponse beaucoup plus vigoureuse", dit-il. Bjoern Ihler, un autre survivant de la fusillade, estime, lui, que les extrémistes doivent avoir voix au chapitre pour éviter qu'ils ne s'enterrent dans la clandestinité. "Après les attaques, on avait promis plus d'ouverture. Chacun doit donc pouvoir exprimer ses opinions, aussi extrêmes soient-elles. Ceux qui le pensent doivent pouvoir critiquer l'immigration sans être associés au 22 juillet", explique le jeune travailliste.

Breivik sera fixé le 24 août


Breivik, dont le procès au tribunal d'Oslo a pris fin le mois dernier, attend quant à lui son verdict. Le principal point d'interrogation porte sur sa responsabilité pénale: l'extrémiste de 33 ans sera-t-il condamné à la prison comme le demande la défense ou à un internement psychiatrique comme le Parquet l'a requis? Le verdict doit tomber le 24 août.

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2commentaires
Signaler un abus top leglobule le 22/07/2012 à 10h03 par contre, le 19 mars 2012, Pitt18 était aux abonnés absents....
Signaler un abus top Pitt18 le 20/07/2012 à 11h29 Le 22 juillet 2011, l'extrémiste de droite avait placé une bombe de près d'une tonne près du siège du gouvernement à Oslo, faisant huit morts, puis ouvert le feu sur un rassemblement de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utoeya, faisant 69 autres victimes.
'''''''''''''''''''''
Le président d'honneur du parti "démocratique" qu'est le fn avait déclaré qu'il ne faisait que défendre son pays contre les étrangers...
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