Crédit : Gwendoline Debono
"Ce n'est pas à Merkel de décider d'un référendum en Grèce"
Le leader grec a déclaré lundi à Paris que ce n'est pas à Angela Merkel de décider d'un référendum en Grèce.
"La Grèce est un pays souverain (...). Ce n'est pas à Mme Merkel de décider si nous allons avancer vers un référendum ou non", a déclaré M. Tsipras, lors d'une conférence commune avec Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de gauche.
"Il n'y a rien à négocier dans le mémorandum (le plan d'austérité de l'UE, de la FMI et de la BCE pour la Grèce, ndlr) car on ne négocie pas avec l'enfer", a affirmé également M. Tsipras.
"Ce qu'il s'agit de rediscuter, ce n'est pas le mémorandum, mais la dette publique", a-t-il fait valoir.
"Mme Merkel doit comprendre qu'elle est un partenaire comme les autres (...) dans une eurozone sans locataire ni propriétaire", a déclaré M. Tsipras.
Le porte-parole d'Angela Merkel a une nouvelle fois démenti avec force lundi une prétendue suggestion de celle-ci d'organiser un référendum sur l'euro en Grèce, et martelé que la chancelière n'était pas disposée à "fournir des ingrédients à la cuisine politique" grecque.
"François Hollande ne pourra renier facilement ses promesses sinon il deviendra Hollandréou", a ironisé le leader grec, en rapprochant les noms du président français et de Georges Papandréou, ex-Premier ministre socialiste grec.
M. Tsipras, qui n'a pas été reçu par des membres du gouvernement français, a estimé que François Hollande devrait "comprendre qu'il lui faudra répondre à des questions cruciales. Si le peuple français a voté pour lui, c'est pour faire une autre politique que celle de Nicolas Sarkozy", a-t-il dit.
Mélenchon déplore que le PS ne reçoive pas M. Tsipras
Le leader du Front de gauche a accusé lundi ses anciens camarades du PS d'être le "parti de Papandreou" pour n'avoir pas reçu son homologue du parti de gauche grec Alexis Tsipras de passage à Paris.
"Les dirigeants socialistes ont commencé une ardente carrière de godillot: le président ne reçoit pas, donc eux non plus. C'est lamentable", a déclaré M. Mélenchon après une conférence de presse commune avec le leader du parti Syriza.
"Si Bernard Cazeneuve (nouveau ministre aux Affaires européennes) ne voulait pas le recevoir, pourquoi est-ce que le Parti socialiste ne l'a pas reçu? Nous comprenons le message: le Parti socialiste est le parti du mémorandum et de l'alliance avec le PASOK, le parti de Papandreou, le parti qui s'accroche au passé", a poursuivi l'ex-candidat du Front de gauche à l'Elysée.
"Je déplore de voir Laurent Fabius, qui a été engagé avec moi pour la bataille du non (ndr: au référendum européen en 2005) parler sur ce ton aux Grecs en leur disant maintenant il va falloir vous soumettre au mémorandum", a-t-il dit.
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10/04/2013 - 09h48
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