
Des rebelles syriens armés en position dans une rue d'Alep, le 3 août 2012
Crédit : AFP / Ahmad GharabliCrédit : Philippe Gaudin
Devant un bâtiment où les rebelles ont installé une antenne médicale à Sakhour, les journalistes ont vu un minibus arriver en trombe. Il transportait un jeune Syrien en sang à cause d'éclats de bombe dans les jambes et le dos. "La bombe est tombée sur notre maison", criait sa mère, en agitant les bras dans tous les sens.
Dans la nuit de vendredi à samedi, selon l'OSDH, les rebelles se sont lancés à l'assaut du bâtiment de la télévision, autour duquel ils ont posé des explosifs avant d'être bombardés par l'aviation et de se retirer. L'agence officielle Sana a confirmé l'information, rapportant que "les terroristes ont attaqué des civils et le bâtiment mais les soldats l'ont défendu". La télévision officielle a indiqué que "des terroristes sont morts et d'autres ont été blessés en attaquant le bâtiment". 
De violents combats se déroulaient également samedi à Salaheddine et Seif al-Dawla, deux quartiers de l'ouest d'Alep tenus par les rebelles, qui affirment contrôler la moitié de la ville. Dans la périphérie de Damas de très violents combats ont opposé armée et dissidents armés, ont indiqué l'OSDH et Sana.
A Tadamoun, un quartier du sud de Damas où sont retranchés de nombreux rebelles, l'armée a mené un "bombardement d'une intensité jamais atteinte jusqu'à présent", a estimé l'OSDH. Ils ont été suivis de combats violents. Des affrontements ont également lieu à Jobar (est), selon l'OSDH. Sana a confirmé les combats a Tadamoun, expliquant que "l'armée a pourchassé les terroristes. Elle en a tué et arrêté un grand nombre et saisi des armes".
Par ailleurs, 28 civils et un rebelle ont été tués samedi, un à Lattaquié (nord-ouest), 16 à Deir Ezzor (est), six dans la province de Damas, cinq à Alep, et un rebelle à Deraa, selon l'OSDH. La veille, selon cette organisation, 84 personnes ont été tuées à travers le pays, dont 46 civils, 19 rebelles et 19 soldats. Les violences, qui ensanglantent le pays depuis le début en mars 2011 d'une révolte populaire qui s'est militarisée face à la répression, ont fait plus de 20.000 morts.
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