
Un Syrien vote pour le référendum sur la Constitution le 26 février 2012 à Damas
Crédit : AFPCrédit : Isabelle Dath
Crédit : Christophe Ponzio
Instaurer "plus de pluralisme politique"
Les bureaux de vote pour le référendum sur une nouvelle Constitution -qui maintient de larges prérogatives au chef de l’État tout en supprimant la prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle- ont ouvert à 7h pour 12 heures et parfois 15 heures, selon les médias officiels.
Plus de 14 millions de Syriens sont appelés à se prononcer sur le texte dont la mesure la plus spectaculaire est le remplacement de l'article 8 de la Constitution de 1973, qui stipule que le parti Baas "est le dirigeant de l’État et de la société", par une disposition instaurant le "pluralisme politique".
Le projet de Constitution s'inscrit dans le cadre des réformes promises par le régime, dont la crédibilité est néanmoins ternie, ayant à chaque annonce de réformes accentué parallèlement la répression.
Pas de changement avant 2014
L'article 88 prévoit que le président ne peut être élu que pour deux septennats, mais l'article 155 précise que ces dispositions ne s'appliqueront qu'à partir de la prochaine élection présidentielle prévue en 2014, ce qui permet en théorie à Bachar al-Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.
Refusant d'admettre l'ampleur de la contestation, le pouvoir se targue de l'appui de son peuple pour venir à bout de la révolte assimilée à du "terrorisme" mené par des "gangs armés à la solde de l'étranger".
Le régime Assad met surtout à profit les divisions internationales persistantes, après le refus de la Chine et de la Russie, ses alliés, de toute ingérence en Syrie et leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU à une résolution condamnant la répression.
Les journalistes blessés, dont Edith Bouvier, toujours bloqués à Homs
Dès l'aube, Homs (centre), dévastée par plus de trois semaines de pilonnage, était de nouveau bombardée. Plusieurs obus sont tombés sur le quartier antirégime de Baba Amr, où sont toujours bloqués les journalistes occidentaux blessés mercredi dans un bombardement, la Française Edith Bouvier et le Britannique Paul Conroy, selon l'OSDH.
C'est dans ce même bombardement que sont morts la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik. Les négociations pour évacuer les deux dépouilles et les deux journalistes blessés ont jusque-là ont échoué mais devaient reprendre dimanche.
Les violences qui ont fait plus de 7.600 morts en 11 mois de révolte selon l'OSDH, continuent d'ensanglanter le pays malgré un appel vendredi d'une soixantaine d'Etats du groupe des "Amis de la Syrie", à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie.
(Avec AFP)
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10/04/2013 - 09h48
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