"En Europe comme en France, François Hollande s'est attribué l'idée de la croissance" selon Alain Duhamel
Créé le 12/02/2012 à 23h10

Symbole de l'isolement de la Syrie : le siège de son représentant à la Ligue arabe reste vide. / AFP
La ligue arabe jette l'éponge. Chargée d'une médiation par la communauté internationale, les pays voisins de la Syrie ont décidé de "mettre fin à la mission de leurs observateurs". Ils ont annoncé qu'ils allaient "demander au Conseil de sécurité d'adopter une résolution pour la formation d'une force de maintien de la paix arabo-onusienne conjointe pour superviser l'application du cessez-le-feu". En d'autres termes, de faire appel aux Casques bleus pour contenir la répression sanglante qu'opère le régime contre les rebelles. Ces prises de position isolent encore un peu plus le président Bachar Al-Assad sur la scène internationale, même si Russes et Chinois refusent toujours de donner leur feu vert au Conseil de sécurité de l'ONU.
La Ligue arabe soutient officiellement l'opposition
Autre annonce de poids : la Ligue arabe va fournir un soutien politique et matériel à l'opposition syrienne. Pour mettre fin à la répression du régime, elle va réclamer au Conseil de sécurité la formation d'une force conjointe ONU-Arabes.
L'organisation panarabe a également indiqué qu'elle appelait ses membres à rompre leurs relations diplomatiques avec Damas.
En outre, elle demande à ses pays membres de rompre "toutes les formes de coopération diplomatique avec les représentants du régime syrien dans les Etats, les instances et les conférences internationales".
La Ligue rappelle qu'elle maintient ses sanctions économiques contre la Syrie et réaffirme "l'arrêt des relations commerciales avec le régime syrien à l'exception de celles qui touchent directement les citoyens syriens".
Les ministres ont enfin salué la proposition de la Tunisie d'organiser sur son sol "une conférence des amis de la Syrie" le 24 février.
24 nouvelles victimes dimanche
Sur place, le régime poursuit ses exactions. Au moins 24 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dimanche, notamment dans la ville de Homs (centre), pilonnée par les forces du régime et qui connaît une pénurie de pain. C'est ce que rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
L'armée et les forces de sécurité tentent depuis huit jours de faire plier Homs, troisième ville du pays fortement mobilisée depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad et où l'Armée syrienne libre (ASL), qui dit compter dans ses rangs 40.000 déserteurs, tient des poches de résistance.
Ailleurs dans le pays, une femme a été tuée par une roquette qui s'est abattue sur sa maison à Rastane, dans la province de Homs et un enfant a été fauché par des tirs de snipers dans la ville Deraa (sud) alors qu'il participait aux funérailles d'une fillette tuée la veille, toujours selon l'OSDH.
Dans la province de Hama (centre), huit soldats de l'armée régulière ont été tués lors d'affrontements avec des groupes de déserteurs, près de la localité de Kalaat al-Madik.
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