Syrie : François Hollande, un dîner pour faire plier Poutine

François Hollande reçoit vendredi soir Vladimir Poutine à l'Elysée. Au menu : la situation en Syrie. Le Président français va tenter de convaincre son homologue russe de renoncer à son soutien au régime de Bachar Al-Assad, et d'accepter de nouvelles sanctions. Moscou, comme Pékin, a déjà mis deux fois son veto à des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Et Vladimir Poutine n'est visiblement pas prêt à mettre de l'eau dans son vin.

Ecouter, Voir

La Russie ne veut pas entendre parler d'une éventuelle réponse militaire à la répression, et continue également de bloquer toute résolution au Conseil de sécurité à l'ONU

Crédit : Isabelle Dath

Une neutralité confortable

Symbole de la division de la communauté internationale face à l'imbroglio syrien, Américains et Russes se renvoient la responsabilité des violences dans le pays, où au moins 16 personnes ont encore été tuées vendredi.
  
La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, qui avait directement mis en cause les Russes jeudi, a au contraire accusé Moscou vendredi d'avoir livré des armes au régime syrien et a exprimé de "sérieuses inquiétudes" à ce sujet.
 
Réplique presque immédiate de Moscou : le massacre de Houla est le résultat de l'aide financière étrangère et de livraisons d'armes aux rebelles syriens, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Malgré l'indéfectible soutien apporté au régime du président Bachar al-Assad par Moscou, Vladimir Poutine a cependant assuré depuis Berlin que son pays ne soutenait aucune des parties qui s'affrontent en Syrie et a démenti livrer des armes utilisables dans une guerre civile.
  
Vladimir Poutine, qui effectue à Berlin et Paris ses premiers déplacements à l'étranger depuis son retour au Kremlin, après le Bélarus jeudi, a reconnu des signes "précurseurs" de guerre civile. "C'est extrêmement dangereux", a-t-il souligné, s'abstenant toutefois de toute déclaration sur un soutien officiel au président Bachar al-Assad.

L'Allemagne ne veut même pas entendre parler d'une réponse militaire

Vendredi après-midi, Angela Merkel et Vladimir Poutine ont en tout cas affiché leur unité sur une "solution politique". Le président russe, qui a entamé début mai un troisième mandat de président après ceux de 2000 à 2008, a assuré qu'on ne pouvait "rien faire par la force" en Syrie où le récent massacre de Houla a soulevé l'indignation internationale.
  
"Nous sommes tombés d'accord sur le fait que nous devons travailler de toutes nos forces à une solution politique", a souligné Mme Merkel, affirmant que leur vision de la situation sur place n'était "pas différente". Elle a souligné leur volonté commune d'assurer la stabilité de la région, semblant se démarquer des propos plus virulents de Washington à l'égard de la Russie.
 
A plusieurs reprises, l'Allemagne a rejeté l'idée d'une intervention militaire en Syrie où le pouvoir mène une répression sanglante contre des opposants. Le président français, François Hollande avait évoqué pour la première fois mardi l'hypothèse d'une intervention militaire étrangère en Syrie, sous condition toutefois d'un mandat explicite de l'ONU.

A Paris, le président russe fera connaissance avec François Hollande dont l'attitude devrait être moins conciliante que celle de la chancelière, selon des observateurs. L'Allemagne a des intérêts importants en Russie dont elle est le principal partenaire commercial et dont elle dépend en grande partie pour son approvisionnement en gaz. Les échanges commerciaux entre les deux pays se sont fortement accrus ces dernières années, en dépit des critiques visant Moscou en matière de droits de l'homme.

RESTEZ INFORMÉ !
Voir la dernière newsletter
Vous aimerez aussi

Publicité

Ajouter un commentaire

Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.

44commentaires
Signaler un abus top deet le 02/06/2012 à 23h07 Mr Sarkosy revient...en france
Signaler un abus top GRIBOUILLE69 le 02/06/2012 à 14h25
la russie + la chine + l'inde sont en train de créer une zone économique comme la marché commun de 1957


alors l'europe + des malades et des jaloux + les usa fauchés comme les blés qui ne sont bons qu'à faire la guerre partout dans le monde...

ça fait rigoler poutine

poutine veut faire de la russie une super puissance

et le socialisme et le communisme il sait - mieux que personne au monde - les dangers que celà représente pour toutes les sociétés

Signaler un abus top biscuit81 le 02/06/2012 à 14h00 Il va passer le quinquennat a dénigrer ces prédécesseurs ? Les médias vont le bader 5 ans? mais ou va-t-on!
Signaler un abus top tuquoque le 02/06/2012 à 13h47 En espérant que FH, tjrs droit ds ses bottes, a fait simple et que le diner était ds le ton de cette présidence humble.
Rencontre glaciale disent les media ? Mais le PS pensait il vraiment que ts les chefs d'état allaient se prosterner devant n/président, et faire de ses idées et théories les leurs ?
C'est le métier qui rentre, M. Le Président : 5 ans c'est juste le tps nécessaire pour comprendre qu'il ne faut jamais prendre le risque de cracher en l'air.
Signaler un abus top roertanmieux le 02/06/2012 à 11h29 hahahaha,super hollande
le poutine est encore plié en deux
Signaler un abus top Tal78 le 02/06/2012 à 09h54 je suis encore interdit de coms parce que j'ai dit que Renault allait s'installer en Algérie! et que ma question était que font Montebourg, Ayrault et Hollande?
Ma reponse était: rien comme d'habitude.
Signaler un abus top ALIZEE le 02/06/2012 à 09h28 Mais, quand même Hollande à répondu du Tac au Tac à Poutine d'après les journalistes, trof fort Hollande...
HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA
Signaler un abus top ghismic le 02/06/2012 à 08h51 Pour la soirée du 01 juin, le président en place aurait pu aller passer un bon moment avec ses voisins, plutôt que d'inviter Poutine à un dîner qui a coûté plus cher aux contribuables, qu'un verre de rosé entre gens de bonne compagnie, pour parler des réparations à faire dans le quartier.
Signaler un abus top LUCIEDELILE le 02/06/2012 à 08h42 Jean d'ORMESSON a dit "nous avons un président normal, c'est un président anormal qu'il nous faut en période de crise".
Signaler un abus top prevoyant le 02/06/2012 à 08h41 Tiens,tiens, on invite un dictateur mais la presse n'en dit rien,qui plus est elle adule son François prêt à faire plier le monde entier! On doit rire ,crier ou pleurer! Khadafi invité par Sarko a fait et fait encore recette! Bizarre non !
Voir tous les commentaires

Publicité

Publicité

Publicité

44