Crédit : Serge Pueyo
Parmi les victimes : des Espagnols, un Italien, un Allemand et un Népalais
Ce bilan fait de cette avalanche une des plus meurtrières depuis des années dans la chaîne himalayenne. "La plupart des personnes ayant trouvé la mort sont françaises", a annoncé le sherpa Ang Tshering, vice-président de l'Association des alpinistes du Népal, après s'être entretenu par téléphone satellitaire avec des membres de l'expédition au camp de base N°3 de l'expédition, situé à 7.000 mètres d'altitude.
"Parmi les morts figurent en outre un ou deux Espagnols, un Italien, un Népalais et un Allemand", a-t-il précisé. Selon le syndicat national (français) des guides de montagne (SNGM), quatre alpinistes français sont morts et trois sont portés disparus. "Il y a sept victimes françaises, dont quatre décédées identifiées d'après des photos et trois disparus, ainsi que deux blessées évacuées par hélicoptère sur Katmandou", a déclaré à l'AFP le vice-président du SNGM, Christian Trommsdorff, qui se référait à des informations provenant du camp de base.
"Au moins treize morts", selon l'un des survivants
"Ce drame touche durement notre profession, c'est le bilan le plus lourd enregistré depuis l'accident d'avalanche du Kang Guru en 2005 au Népal", souligne dans un communiqué le SNGM.
Un alpiniste italien chevronné âgé de 66 ans, Alberto Magliano, figure parmi les victimes, ont rapporté dimanche plusieurs médias italiens. L'un des survivants italiens, Silvio Mondanelli, a fait état par téléphone à l'agence Ansa d'un bilan d'au moins treize morts. "Il est probable que sous l'avalanche il y ait d'autres victimes", a-t-il dit.
Piégés pendant leur sommeil
Selon lui, un sérac s'est détaché du flanc de la montagne et aurait provoqué, en tombant, une avalanche qui s'est abattue sur le camp de base n°3.
A ce moment-là, tous les alpinistes dormaient dans les tentes avec les sherpas et ont été frappés de plein fouet par l'énorme masse de neige et de glace, a témoigné l'alpiniste. Au moins trois alpinistes faisant partie de ce même groupe d'environ 25 membres étaient portées disparus au moment où les opérations de secours ont été interrompues dimanche avec la tombée de la nuit.
Deux français évacués vers Katmandou
L'un d'eux pourrait être le cardiologue canadien Dominique Ouimet, dont ses proches sont sans nouvelles. Alpiniste chevronné, il s'était lancé à l'assaut du Manaslu afin de lever des fonds pour un hôpital au nord de Montréal. Selon la police, plusieurs membres de l'expédition ont été blessés et demeuraient bloqués au camp de base, les hélicoptères ne pouvant intervenir en raison de la faible visibilité.
Deux alpinistes français ont néanmoins pu être "évacués vers Katmandou", a confirmé une source au ministère des Affaires étrangères. "Il y avait plusieurs groupes faisant l'ascension (du Manaslu), dont deux groupes français", selon la même source qui a refusé de confirmer la morts de ressortissants français.
13 survivant récupérés
"Neuf corps ont été récupérés sur la montagne, dont ceux d'un sherpa et d'un alpiniste allemand", a déclaré à l'AFP par téléphone Basanta Bahadur Kunwar, un responsable local de la police.
"Pour le moment, 13 personnes ont été récupérées vivantes, dont cinq ont été envoyées par avion vers Katmandou pour être soignées", a encore indiqué ce policier à l'AFP. Huit des rescapés sont toujours au camp de base N°3 en raison de la mauvaise visibilité et des conditions météo qui empêchent les hélicoptères de voler.
L'avalanche s'est produite "sur la voie normale du Mont Manaslu (la huitième montagne la plus élevée au monde) et, d'après nos informations, elle s'est déclenchée vers 7.400 mètres et a emporté une partie du camp n°3 à 6.800 mètres", a expliqué M. Trommsdorff.
(Avec AFP)
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