Crédit : Madeleine Leroyer
Crédit : Madeleine Leroyer
Crédit : AFP TV
Une cérémonie fastueuse
Après avoir défilé sur un long tapis rouge sous les applaudissements, Vladimir Poutine a prêté serment sur la Constitution, promettant "de respecter et de protéger les droits et les libertés des citoyens".
Dans l'assistance se trouvaient le Patriarche de l'Eglise orthodoxe russe Kirill, le grand rabbin Berl Lazar, l'ancien Premier ministre italien Silvio Berlusconi, le dernier dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev et l'ex-chancelier allemand Gerhard Schroeder. Peu après, Vladimir Poutine s'est vu remettre la valise contenant le dispositif de communication permettant de déclencher une attaque nucléaire.
Il a ensuite assisté avec son épouse Lioudmila, qui n'apparaît que très rarement en public, à une bénédiction prononcée par le Patriarche Kirill.
Quelques heures après son retour au Kremlin, le nouveau chef de l'Etat a signé une série de décrets concernant aussi bien la modernisation des forces armées, les relations avec les Etats-Unis que la durée dans les files d'attente des administrations. Dans le volet consacré aux relations avec les Etats-Unis, le nouveau président a prôné "une politique stable et prévisible basée sur les principes de non-ingérence dans les affaires intérieures", après avoir accusé à maintes reprises Washington de financer l'opposition russe.
L'opposition tente de se faire entendre
Dimanche, une manifestation de l'opposition réunissant de 8.000 à plusieurs dizaines de milliers de participants à Moscou, selon les autorités et les organisateurs, avait été réprimée violemment par la police. Vingt-neuf policiers ont été blessés au cours des heurts qui ont suivi.
La police a indiqué avoir interpellé 436 personnes, dont le leader du Front de Gauche, Sergueï Oudaltsov et le blogueur anti-corruption Alexeï Navalny. Les deux derniers se sont vu infliger lundi une amende de 25 euros pour leur refus d'obtempérer aux injonctions des forces de l'ordre.
Un impressionnant dispositif de sécurité avait été installé lundi aux abords du Kremlin et dans le centre de Moscou où des milliers de policiers ont été déployés. Des opposants ont néanmoins essayé de se rassembler, sans autorisation, près du Kremlin pour dénoncer la nouvelle présidence de Vladimir Poutine. La police a annoncé près de 300 interpellations.
Elu le 4 mars avec près de 64% des voix lors d'un scrutin entaché de fraudes selon l'opposition, Vladimir Poutine retourne au Kremlin après l'avoir quitté en 2008 faute de pouvoir effectuer plus de deux mandats consécutifs, selon la Constitution.

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