Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 16/06/2009 à 18h25 - Mis à jour le 16/06/2009 à 18h26

Une cinquantaine de personnes ont pris verbalement à partie le Président français / AFP
Le Président français Nicolas Sarkozy a été hué mardi matin par plusieurs dizaines de Gabonais à son arrivée au palais présidentiel de Libreville pour assister aux obsèques du chef de l'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba, célébrées en présence d'une quinzaine de chefs d'Etat d'Afrique, essentiellement francophones. Jacques Chirac participait aussi aux cérémonies.
Une partie de la foule de quelques centaines de personnes autorisées à entrer dans la cour du palais a d'abord timidement applaudi le chef de l'Etat français. Mais les huées ont rapidement pris le dessus, et une cinquantaine de personnes ont même pris verbalement à partie Nicolas Sarkozy, lui lançant à distance : "On ne veut plus de vous, partez !" Les responsables de la sécurité ont immédiatement formé un cordon autour du Président français, qui est ensuite arrivé sans encombre dans le salon d'attente pour les personnalités invitées aux obsèques.
De nombreuses personnalités françaises devaient s'incliner devant le cercueil, dont le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet ou les anciens ministres Michel Roussin, Jean-Louis Debré, Jacques Godfrain.
Après un culte œcuménique à 10h00 (09h00 GMT), les oraisons funèbres gabonaises sont très attendues dans un contexte politique tendu. Après un défilé militaire, le cercueil s'envolera vers Franceville, capitale du Haut-Ogooué, où il sera inhumé jeudi dans l'intimité.
Le doyen des chefs d'Etat africains est décédé le 8 juin en Espagne. Un hommage national, particulièrement bien mis en scène par le pouvoir, a été rendu tout le week-end dans la capitale, avec des milliers de Gabonais qui se sont inclinés devant sa dépouille au Palais présidentiel.
A écouter aussi : Vague d'hommages internationaux au "sage" Omar Bongo
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