Il a purgé 16 ans de prison
Marc Dutroux, 55 ans, a introduit cette demande jeudi, quelques semaines après la libération anticipée de son ex-épouse et complice Michelle Martin, qui avait suscité une vive émotion en Belgique, a indiqué un responsable de l'administration pénitentiaire.
Marc Dutroux a été condamné en juin 2004 par la cour d'assises d'Arlon (sud-est) à la réclusion à perpétuité pour l'enlèvement, la séquestration et le viol, entre juin 1995 et août 1996, de six fillettes et adolescentes belges, ainsi que la mort de quatre d'entre elles.
Ayant purgé 16 ans de prison, en comptant la détention préventive, il pourra dans quelques mois introduire une demande formelle de libération conditionnelle, selon l'actuelle législation en vigueur.
"Convaincu qu'il sortira un jour"
Il est "convaincu" qu'il sortira un jour de prison et il "estime que lui aussi mérite une chance de se réinsérer", avait confié fin août son avocat, Ronny Baudewijn, au moment de la libération de Michelle Martin.
Mais cette demande, qui va sans doute être perçue comme une provocation par beaucoup de Belges toujours traumatisés par la pire affaire criminelle de l'histoire du royaume, ne signifie pas qu'il retrouvera rapidement la liberté.
Il devrait pour cela obtenir un feu vert du directeur de la prison de Nivelles (sud), où il est actuellement incarcéré, et celui du parquet, puis l'aval du Tribunal de l'application des peines (TAP).
"Je ne suis pas étonné de cette demande car la loi le lui permet actuellement", a réagi sur la télévision RTL-TVI Jean-Denis Lejeune, le père d'une des jeunes victimes de Marc Dutroux.
Durcir la remise en liberté ?
M. Lejeune a à nouveau réclamé le durcissement des conditions de remise en liberté anticipée. "Il faut absolument que nos responsables prennent leur courage à deux mains et votent cette loi", a ajouté le père de Julie, retrouvée morte de faim dans une propriété de Dutroux.
Le gouvernement belge a justement décidé début septembre de durcir les conditions de libération conditionnelle en prolongeant la période de sûreté pour les faits les plus graves.
Michelle Martin, l'ex-femme et complice du meurtrier pédophile, a rejoint fin août le couvent qui a accepté de l'accueillir après sa libération conditionnelle. L'annonce de sa remise en liberté a provoqué la colère des familles des jeunes victimes du pédophile et relancé le débat sur l'opportunité de rendre incompressibles les peines pour les crimes les plus graves.
Les images de sa libération avec nos confrères de RTLinfo.be :
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10/04/2013 - 09h48
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