Crédit : Arnaud Grange
Crédit : Daniel Férin
Crédit : La Rédaction de RTL
L'Elysée remercie le sultan d'Oman
Les ex-otages, qui étaient aux mains d'Al-Qaïda au Yémen, sont en route pour la France à bord d'un avion spécial français. Ils étaient arrivés en milieu de journée à l'aéroport militaire de Mascate, après avoir gagné le sultanat d'Oman par la route. Ils ont été accueillis par l'ambassadrice de France au sultanat d'Oman, Malika Berak. Les trois Français, enlevés fin mai, semblaient en bonne santé. L'homme portait la barbe, l'une des deux femmes portait une longue jupe et l'autre un pantalon.
"La libération des otages français a été négociée par des dignitaires de la tribu d'Al-Awalaq auprès de Fahd al-Qussa, qui appartient à cette tribu", avait indiqué plus tôt un médiateur tribal, qui a requis l'anonymat. Les ex-otages étaient "retenus ces dernières semaines dans la province de Chabwa", avait-il ajouté.
"Le président de la République (Nicolas Sarkozy) a été informé ce soir de la libération des trois travailleurs humanitaires retenus au Yémen depuis le 28 mai 2011", selon un communiqué de l'Elysée émis dimanche. Dans son communiqué, la présidence française précise que "le chef de l'Etat remercie chaleureusement le sultan d'Oman et les autorités omanaises pour leur aide déterminante, ainsi que toutes les personnes ayant contribué à cet heureux dénouement".
Fin septembre, Washington avait également remercié le sultan Qabous pour la médiation d'Oman dans la libération des deux randonneurs américains détenus alors en Iran sous l'accusation d'espionnage. Oman avait alors payé une caution de 400.000 dollars réclamée par la justice iranienne pour chacun des randonneurs, selon l'avocat de ces Américains en Iran.
Le co-directeur de l'ONG française Triangle Génération Humanitaire, Pierre Verbruggen, a fait part de son "grand soulagement" après l'annonce de la libération des trois otages. "Je ne connais aucun détail sur les négociations", a-t-il précisé.
Rançon ?
Les trois Français avaient été enlevés le 28 mai à la sortie d'un restaurant de Seyoun, dans la province d'Hadramout. L'ONG Triangle, basée à Lyon, est présente au Yémen depuis 1998.
Fin juillet, des sources tribales avaient affirmé que les humanitaires étaient aux mains d'éléments d'Al-Qaïda qui demandaient une rançon de 12 millions de dollars.
Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, avait indiqué fin octobre que les Français étaient vivants et que les demandes des ravisseurs étaient "assez confuses".
Après la disparition de ses trois employés, Triangle génération humanitaire avait suspendu ses programmes au Yémen et rappelé ses sept autres expatriés dans ce pays en proie à une vague de violences liées à un mouvement de contestation du régime et à un regain d'activités d'Al-Qaïda dans le Sud.
Les enlèvements d'Occidentaux, touristes ou travailleurs humanitaires, sont fréquents au Yémen. Des tribus tentent d'obtenir de cette manière des rançons ou des concessions de la part du gouvernement.
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10/04/2013 - 09h48
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