ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

Le thon rouge joue sa survie au Qatar

Créé le 13/03/2010 à 08h40 - Mis à jour le 13/03/2010 à 12h41

Photo d'un banc de thons rouges pêchés au large de la Libye

Photo d'un banc de thons rouges pêchés au large de la Libye / AFP

Entre le tigre et l'éléphant, les grandes espèces marines comme les requins et surtout le thon rouge s'invitent cette année à la réunion de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces menacées, qui s'ouvre ce samedi au Qatar. De l'avis général, le cas du thon rouge, victime de la vogue du sushi - ses stocks ont décliné des deux tiers en 40 ans - sera le morceau de choix du rendez-vous de Doha et promet d'âpres batailles. Les Etats-Unis et l'Union européenne défendront l'interdiction du commerce international de ce grand prédateur, mais le Japon et les pêcheries industrielles, qui seront représentées à Doha, espèrent bien défendre leur business. Pour Tokyo, la CITES n'est pas qualifiée car le thon rouge n'est pas menacé d'extinction. Sur les 34.000 espèces d'animaux ou de plantes que la Convention a déjà placées sous sa protection - soit en interdisant tout commerce international, soit en l'encadrant strictement - figurent déjà de nombreuses espèces marines, comme les baleines ou les tortues. Les coraux rouges et roses, dits "précieux", pourraient les y rejoindre."Mais c'est la première fois que la Convention s'attèle à des espèces commerciales aussi emblématiques, dont les échanges annuels se chiffrent en milliards de dollars", souligne Sue Liberman, Directrice des Politiques internationales du Pew Environment Group à Washington, qui y voit une "étape décisive".

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