Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 13/03/2010 à 08h40 - Mis à jour le 13/03/2010 à 12h41

Photo d'un banc de thons rouges pêchés au large de la Libye / AFP
Entre le tigre et l'éléphant, les grandes espèces marines comme les requins et surtout le thon rouge s'invitent cette année à la réunion de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces menacées, qui s'ouvre ce samedi au Qatar. De l'avis général, le cas du thon rouge, victime de la vogue du sushi - ses stocks ont décliné des deux tiers en 40 ans - sera le morceau de choix du rendez-vous de Doha et promet d'âpres batailles. Les Etats-Unis et l'Union européenne défendront l'interdiction du commerce international de ce grand prédateur, mais le Japon et les pêcheries industrielles, qui seront représentées à Doha, espèrent bien défendre leur business. Pour Tokyo, la CITES n'est pas qualifiée car le thon rouge n'est pas menacé d'extinction.
Sur les 34.000 espèces
d'animaux ou de plantes que la Convention a déjà placées sous sa
protection - soit en interdisant tout commerce international,
soit en l'encadrant strictement - figurent déjà de
nombreuses espèces marines, comme les baleines ou les tortues. Les
coraux rouges et roses, dits "précieux", pourraient les y rejoindre."Mais
c'est la première fois que la Convention s'attèle à des espèces
commerciales aussi emblématiques, dont les échanges annuels se chiffrent
en milliards de dollars", souligne Sue Liberman, Directrice des
Politiques internationales du Pew Environment Group à Washington, qui y
voit une "étape décisive".
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