"En Europe comme en France, François Hollande s'est attribué l'idée de la croissance" selon Alain Duhamel
Créé le 28/03/2011 à 17h45

Photo prise par satellite de la centrale de Fukushima-Daiichi / AFP Photos
Les nouvelles en provenance du Japon étaient plus qu'inquiétantes lundi. Le nord-est de l'Archipel a de nouveau été frappé par un séisme de magnitude 6,5. La forte radioactivité mesurée dans l'eau qui a inondé le sous-sol d'un bâtiment abritant le réacteur n°2, à la centrale atomique de Fukushima-Daiichi, semble due à la fonte de cartouches de combustible, a déclaré le secrétaire général et porte-parole du gouvernement japonais, Yukio Edano. Des cartouches qui sont entrées en contact avec l'eau qui sert à refroidir le réacteur. Tepco, l'opérateur de la centrale accidentée, a reconnu que de l'eau fortement radioactive s'était échappée des bâtiments des réacteurs, une découverte qui pourrait aggraver les craintes d'une pollution massive autour du site. Du plutonium a également été détecté dans le sol à cinq endroits de la centrale nucléaire.

Un nouveau séisme, de magnitude 6,5, a été enregistré lundi dans la région nord-est. Dernière en date d'une longue série de répliques, cette secousse a conduit les autorités à déclencher une alerte au tsunami, qui a été levée peu après. Aucun dégât n'a été signalé du fait de ce tremblement de terre.
La compagnie japonaise Tepco a demandé l'aide de de ses consœurs françaises EDF et Areva pour stabiliser l'état des réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiichi, a annoncé lundi sur RTL le ministre de l'Industrie, Eric Besson. Une radioactivité de plus de 1.000 millisieverts par heure a été mesurée dimanche à la surface de l'eau, dans des fossés situés à l'extérieur du réacteur n°2, a annoncé Tepco.
Des "taches de contamination" radioactive sont présentes "bien au-delà" de la zone de sécurité de 30 kilomètres autour de la centrale japonaise de Fukushima, a estimé lundi l'Autorité de sûreté nucléaire française. L'ASN, qui mène depuis 2005 une réflexion sur la gestion des contaminations après un accident nucléaire, est prête à apporter son aide sur ce sujet "si le Japon le souhaite", a précisé son président.
L'incompétence de l'exploitant de la centrale, indigne la population. Tepco a reconnu s'être trompé en annonçant un niveau de radioactivité "dix millions de fois plus élevé" qu'en temps normal au niveau de réacteur n°2.
Selon le dernier bilan en date, le séisme de magnitude 9 du 11 mars a fait 10.804 morts confirmés et 16.244 disparus. Deux cent cinquante mille personnes vivent toujours dans des centres d'hébergement. Les dégâts pourraient s'élever à 300 milliards de dollars, ce qui en fait la catastrophe naturelle la plus coûteuse au monde.
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