Jean Petit : "Comment j'ai intégré la première Patrouille de France"
Crédit : Franck Atnson
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Crédit : Jacques Hardouin
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Une vingtaine de membres des familles des victimes, notamment françaises, sont arrivées tôt jeudi devant le tribunal en brandissant des portraits de leurs proches décédés dans l'attentat et ses sont installés dans les premiers rangs de la salle d'audience. De leur côté, les proches des neuf suspects ont été autorisés à accéder à la salle du tribunal après en avoir été empêchés au début de l'audience.
La première audience du procès du poseur de bombe et de huit complices présumés, devant la Cour d'appel de Rabat, avait eu lieu le 30 juin, avant d'être reportée une première fois au 18 août, puis une seconde fois au 22 septembre. La cour avait accepté les deux reports pour permettre à la défense de préparer ses plaidoiries.
Le Marocain Adil El-Atmani est l'auteur principal présumé de l'attentat. Selon des témoignages, ce dernier, qui portait une perruque et des
lunettes de soleil, s'était servi d'un gros sac à dos chargé d'explosifs
qu'il a actionnés quelques minutes après avoir quitté le café Argana, au
coeur de la célèbre place Jamâa El Fna à Marrakech, haut lieu du
tourisme. L'attentat a depuis porté un préjudice énorme au tourisme national et étranger à Marrakech.
***Al-Atmani risque la peine de mort
Selon l'acte d'accusation, les prévenus sont accusés "de porter
gravement atteinte à l'ordre public, assassinat avec préméditation (..)
et appartenance à un groupe religieux interdit". S'il est reconnu
coupable, Al-Atmani risque la peine de mort.
Au lendemain de l'attentat, le ministère de l'Intérieur avait indiqué
que le principal prévenu "est fortement imprégné de l'idéologie
jihadiste" et "exprime ouvertement son allégeance pour Al-Qaïda".
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a nié pour sa part toute
implication dans l'attentat. La communauté internationale avait condamné
fermement cet attentat qui avait causé la mort de huit Français, dont
les familles se sont portées partie civile.
L'attentat avait été commis sur la terrasse du café Argana, au coeur de la célèbre place Jamâa El Fna à Marrakech, haut lieu du tourisme marocain. Il avait été perpétré en pleine vague de contestation populaire mené par le "Mouvement du 20 février" en faveur de réformes politiques et sociales au Maroc, dans le sillage du "Printemps arabe".
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10/04/2013 - 09h48
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