"En Europe comme en France, François Hollande s'est attribué l'idée de la croissance" selon Alain Duhamel
Créé le 02/06/2010 à 13h23 - Mis à jour le 02/06/2010 à 15h45

Des soldats israéliens devant du matériel médical trouvé à bord des bateaux humanitaires interceptés / AFP / David Buimovitch
Sur la défensive après avoir été montré du doigt par la communauté mondiale, Israël a commencé à mercredi matin à expulser de son territoire tous les étrangers qui se trouvaient à bord de la flottille humanitaire pour Gaza. Quarante-deux nationalités sont représentées, mais la plupart des militants pro-palestiniens sont turcs. Neuf Français figurent parmi eux - un autre est déjà rentré lundi. Il n'y aura pas de poursuites judiciaires contre les humanitaires. Soumis à une forte pression, Israël s'est même engagé mercredi après-midi à expulser tous les militants interpellés avant ce soir. La Turquie a en effet menacé de revoir ses relations avec l'État hébreu si ses ressortissants détenus après l'assaut n'étaient pas libérés d'ici ce soir.
Un groupe de 124 militants originaires de pays n'ayant pas de relations diplomatiques avec l'Etat hébreu ont été expulsés en Jordanie mercredi à l'aube. Un premier contingent d'une cinquantaine de ressortissants turcs avait quitté la prison de Beersheva dans la nuit. Les opérations devraient s'achever dans les 48 heures.
Les quelque 680 militants pro-palestiniens présents à bord du convoi maritime pour Gaza avaient été acheminés vers la ville portuaire israélienne d'Ashdod, après l'assaut meurtrier, qui s'est soldé par la mort de neuf militants.
Washington a confirmé le maintien de la rencontre le 9 juin entre Barack Obama et son homologue palestinien Mahmoud Abbas. Les Etats-Unis ont tout de même affirmé qu'ils appuyaient la condamnation par l'ONU des "actes ayant conduit à la tragédie", tout en s'abstenant de critiquer explicitement l'Etat hébreu.
Israël a averti qu'il ne permettrait pas à de nouveaux bateaux d'arriver à Gaza et d'approvisionner "ce qui est devenu une base terroriste qui menace le cœur d'Israël". Un autre navire chargé d'aide humanitaire et de matériel approche avec la même intention de tenter de forcer le blocus. Israël a annoncé que sa marine était prête à intercepter ce bateau, le MV Rachel Corrie, qui a appareillé lundi de Malte avec quinze militants à son bord, dont l'Irlandaise Maired Corrigan-Maguire, lauréate du prix Nobel de la paix 1976.
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