Crédit : Isabelle Dath
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Crédit : Marie Drucker et Jacques Chancel
Crédit : AFP TV
La France accusée d'hypocrisie
Le président François Hollande a profité de la rencontre pour rappeler ses positions. "Il doit y avoir des sanctions" contre le régime syrien, a-t-il déclaré, en ajoutant qu'il connaissait "les risques de déstabilisation, avec les risques de guerre civile" en Syrie.
"Le régime de Bachar el Assad s'est conduit de manière inacceptable, intolérable. Il a commis des actes qui le disqualifient". Il n'y a "de sortie de cette situation qu'avec le dépat de Bachar el Assad", a insisté le président de la République estimant que ce départ était "un préalable pour la transition politique".
Piqué par l'ironie de Vladimir Poutine sur les relations cordiales qu'entretenait la France avec le régime de Bachar al-Assad, François Hollande a répondu du tac-au-tac. "Je n'ai aucune responsabilité sur les visites d'Assad père et fils à Paris. C'était un autre temps, une autre époque". L'ex-président Hafez el Assad, mort en juin 2000, était en effet venu à Paris à l'invitation de l'ancien président Jacques Chirac, le 16 juillet 1998. Son fils Bachar, qui lui a succédé à la tête de la Syrie, y est venu deux fois, à l'invitation de l'ex-président Nicolas Sarkozy, en juillet 2008 et en novembre 2009.
Hafez el Assad avait effectué une visite à Moscou en juillet 1999, sa première après l'effondrement de l'URSS huit ans plus tôt. Son fils pour sa part s'est rendu plusieurs fois ces dernières années à Moscou: en janvier 2005, en décembre 2006 et en août 2008.
L'Allemagne ne veut même pas entendre parler d'une réponse militaire
Vendredi
après-midi, Angela Merkel et Vladimir Poutine avaient auparavant affiché
leur unité sur une "solution politique". Le président russe, qui a entamé début mai un troisième mandat de président après ceux de 2000 à 2008, avait assuré qu'on ne pouvait "rien faire par la force" en Syrie où le récent massacre de Houla a soulevé l'indignation internationale.
"Nous
sommes tombés d'accord sur le fait que nous devons travailler de toutes
nos forces à une solution politique", avait souligné Mme Merkel, affirmant
que leur vision de la situation sur place n'était "pas différente". Elle
a souligné leur volonté commune d'assurer la stabilité de la région,
semblant se démarquer des propos plus virulents de Washington à l'égard
de la Russie, et omettant de conditionner le retour à la normale à un départ de Bachar al-Assad.
A plusieurs reprises, l'Allemagne a rejeté
l'idée d'une intervention militaire en Syrie où le pouvoir mène une
répression sanglante contre des opposants. Le président français, François Hollande avait évoqué pour la première fois mardi l'hypothèse d'une intervention militaire étrangère en Syrie, sous condition toutefois d'un mandat explicite de l'ONU.
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10/04/2013 - 09h48
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