Hollande-Poutine : une rencontre glaciale autour de la Syrie

Il y avait peu de chances que le Président russe mette de l'eau dans son vin, mais François Hollande a tenté sa chance quand même. Au terme de leur dîner de travail à l'Elysée, vendredi soir, les deux chefs d'Etat ont affiché leurs divergences sur la Syrie lors d'une conférence de presse. "Pas de solution possible sans le départ de Bachar al-Assad", a martelé le Président français. Le Syrien pourrait-il s'exiler en Russie en dernier recours ? "Assad a visité beaucoup plus souvent Paris que Moscou", lâche sèchement Poutine. La communauté internationale est plus que jamais divisée sur les suites à donner à la violente répression qu'exerce le Syrien sur sa population.

Ecouter, Voir

Les deux chefs d'Etat se sont quittés sur un constat de désaccord total sur la crise qui secoue la Syrie, au terme d'une rencontre tendue

Crédit : Isabelle Dath

"Il n'y aura de sortie possible de cette situation qu'avec le départ de Bachar al-Assad", a expliqué François Hollande

Crédit : Isabelle Dath

Ambiance rare dans ce genre de rendez-vous diplomatiques : Vladimir Poutine et François Hollande n'ont pas caché leurs divergences face à la presse

Crédit : Isabelle Dath

Comment débloquer la situation sur le plan diplomatique ? Les réponses de Dominique de Villepin, ancien ministre des Affaires étrangères

Crédit : Marie Drucker et Jacques Chancel

Les deux chefs d'Etat ont affiché leurs divergences durant une conférence de presse commune vendredi soir

Crédit : AFP TV

La France accusée d'hypocrisie

Le président François Hollande a profité de la rencontre pour rappeler ses positions. "Il doit y avoir des sanctions" contre le régime syrien, a-t-il déclaré, en ajoutant qu'il connaissait "les risques de déstabilisation, avec les risques de guerre civile" en Syrie.

"Le régime de Bachar el Assad s'est conduit de manière inacceptable, intolérable. Il a commis des actes qui le disqualifient". Il n'y a "de sortie de cette situation qu'avec le dépat de Bachar el Assad", a insisté le président de la République estimant que ce départ était "un préalable pour la transition politique".

Piqué par l'ironie de Vladimir Poutine sur les relations cordiales qu'entretenait la France avec le régime de Bachar al-Assad, François Hollande a répondu du tac-au-tac. "Je n'ai aucune responsabilité sur les visites d'Assad père et fils à Paris. C'était un autre temps, une autre époque". L'ex-président Hafez el Assad, mort en juin 2000, était en effet venu à Paris à l'invitation de l'ancien président Jacques Chirac, le 16 juillet 1998. Son fils Bachar, qui lui a succédé à la tête de la Syrie, y est venu deux fois, à l'invitation de l'ex-président Nicolas Sarkozy, en juillet 2008 et en novembre 2009.
  
Hafez el Assad avait effectué une visite à Moscou en juillet 1999, sa première après l'effondrement de l'URSS huit ans plus tôt. Son fils pour sa part s'est rendu plusieurs fois ces dernières années à Moscou: en janvier 2005, en décembre 2006 et en août 2008.

L'Allemagne ne veut même pas entendre parler d'une réponse militaire

Vendredi après-midi, Angela Merkel et Vladimir Poutine avaient auparavant affiché leur unité sur une "solution politique". Le président russe, qui a entamé début mai un troisième mandat de président après ceux de 2000 à 2008, avait assuré qu'on ne pouvait "rien faire par la force" en Syrie où le récent massacre de Houla a soulevé l'indignation internationale.
  
"Nous sommes tombés d'accord sur le fait que nous devons travailler de toutes nos forces à une solution politique", avait souligné Mme Merkel, affirmant que leur vision de la situation sur place n'était "pas différente". Elle a souligné leur volonté commune d'assurer la stabilité de la région, semblant se démarquer des propos plus virulents de Washington à l'égard de la Russie, et omettant de conditionner le retour à la normale à un départ de Bachar al-Assad.
 
A plusieurs reprises, l'Allemagne a rejeté l'idée d'une intervention militaire en Syrie où le pouvoir mène une répression sanglante contre des opposants. Le président français, François Hollande avait évoqué pour la première fois mardi l'hypothèse d'une intervention militaire étrangère en Syrie, sous condition toutefois d'un mandat explicite de l'ONU.

RESTEZ INFORMÉ !
Voir la dernière newsletter
Vous aimerez aussi

Publicité

Ajouter un commentaire

Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.

150commentaires
Signaler un abus top felipe-2 le 05/06/2012 à 12h41 09h50 - jmcou76 - 03/06/12

09h16 - felipe-2
Au moins ce candidat avait-il une vision, peut-être erronée, mais il en avait une...

Pour Khadafi, je dirai..qu'il avait plus d'intérêt à qu'il disparaisse que de vision..par rapport à son retournement,le concernant à 90% !!!
Signaler un abus top le_Marsupilami le 03/06/2012 à 09h59 09h20 - houm20 - 03/06/12
"holland a ete formater et conditionner par les americains..."


Poue être formaté, Hollande devriat avoir un cerveau, entre les deux heux... Et d'après ce que nous voyons... Gnnnneeeeiiiiinnnnn ....
Signaler un abus top jmcou76 le 03/06/2012 à 09h50 09h16 - felipe-2
Au moins ce candidat avait-il une vision, peut-être erronée, mais il en avait une...
Signaler un abus top GRIBOUILLE69 le 03/06/2012 à 09h35
il y a qq années lorsque FH hollande était 1er secrétaire du PS

FH n'a pas été foutu d'exclure georges freches le maire de montpellier qui se foutait de sa G. ouvertement

FH n'a pas été foutu de demander des compte à guérini de marseille dont le frère attend le proces pour détournement de 30 millions d'€

FH n'a pas été foutu d'exclure sylvie andrieux - députée PS de marseille qui attend son procès pour détournements

et FH veut faire plier plier poutine ? ou merkel ?

Signaler un abus top odale le 03/06/2012 à 09h24 8H54-domi2203: Je partage entièrement votre avis.
Signaler un abus top houm20 le 03/06/2012 à 09h20 holland a ete formater et conditionner par les americains pour leur grande operation de destabilisation du moyen orient
holland un va t en guerre quel deception !! lui qui crtiquait sarkosy fait la meme chose c est ca le changement !!un mensonge de plus
sa position n est que celle de obama
attention au bloc chine 2 eme puissance mondiale et la russie 3 eme
quand va t il donner la lecon en chine on attends avec impatience le rateau !!!!!!!
Signaler un abus top felipe-2 le 03/06/2012 à 09h16 Cela change d'un certain candidat qui se faisait fort de donner sa vision de la démocratie, lors des affrontements avec les Tchétchène !!!
Et qui dans les faits,s'est retrouvé au début de son mandat présidentiel, le premier à le féliciter pour sa réélection..plus que tronquée !!!
Et côté crédibilité international ...n(oublions pas la gestion du printemps Tunisien et celle concernant Khadafi..avec un virage à 90% !!!
Signaler un abus top domi2203 le 03/06/2012 à 08h54 Ne nous trompons pas.pour Hollande, c'est de la politique intérieure;
Il tire beaucoup plus d'avantage à être en opposition avec Poutine.
Le problème c'est de se servir d'événements aussi graves pour tenter de gagner l'estime des fran9ais et la réputation d'un homme fiable.
Signaler un abus top jmcou76 le 03/06/2012 à 08h25 Glacial? Ah bon? Il y a deux jours vous titriez :un dîner pour faire plier Poutine... Ca s'est passé au moment des sorbets?
Je pense que pour faire plier Poutine, il faut quelqu'un d'autre que "Moi, Président"...
Signaler un abus top 25jpr18 le 03/06/2012 à 07h31 Ce président hollande n'est vraiment qu'un NUL.
Incapable d'imposer ses positions, dans notre pays.
Nous sommes vraiment mal représenté par ce MENTEUR, qui veut imposer la guerre, heureusement que Poutine dit NON
Il faut que hollande reste à rien faire, comme depuis 25 ans, il est trop dangereux pour notre pays.
Voir tous les commentaires

Publicité

Publicité

Publicité

150