Crédit : Isabelle Dath
Crédit : France 2
Crédit : Daniel Ferin
Convaincre la Russie et la Chine pour aller plus loin
Une action militaire "n'est pas exclue à condition qu'elle se fasse dans le respect du droit international, c'est-à dire par une délibération du Conseil de sécurité" de l'ONU, a déclaré le président français sur France 2.
A trois jours de sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine vendredi soir à Paris, François Hollande a dit espérer convaincre Russes et Chinois de se joindre au reste de la communauté internationale pour condamner Damas.
"A moi, à d'autres, de convaincre Russes et Chinois et aussi de trouver une solution qui ne serait pas forcément militaire", a-t-il dit. "Car la pression elle doit se faire dès à présent pour chasser le régime de Bachar el-Assad. Nous devons trouver une autre solution".
Le président français a précisé qu'il discuterait de "sanctions beaucoup plus fortes" avec Vladimir Poutine.
Les Russes montraient déjà des réticences mercredi matin. Le vice-ministre des Affaires étrangères a affirmé que le Kremlin ne laissera pas le Conseil de sécurité de l'ONU autoriser une intervention militaire en Syrie.
"Nous estimons que l'examen au Conseil de sécurité de l'ONU de toute nouvelle mesure pour influer sur la situation est prématurée", a dit Guennadi Gatilov.
Le diplomate a ajouté que "la déclaration à la presse du président du Conseil de sécurité de l'ONU concernant les évènements tragiques à Houla" avait été "un signal assez fort pour la partie syrienne et représente une réaction suffisante du Conseil de sécurité de l'ONU".
La Chine aussi affichait son opposition à une intervention armée dans le pays de Bachar el-Assad par le biais de son ministère des Affaires étrangères.
Première réponse au massacre de Houla : l'expulsion de plusieurs ambassadeurs
La décision de la France d'expulser l'ambassadrice de Syrie est à rapprocher au massacre d'au moins 108 personnes survenu vendredi dans la localité syrienne de Houla.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné cette tuerie, qui a conduit
l'Australie à expulser les hauts diplomates syriens présents sur son
territoire, bientôt imitée par la France.
Plusieurs pays, dont l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis et le Japon ont suivi le mouvement.
"Nous faisons pression sur la Syrie compte tenu de ce que fait son
dirigeant, c'est-à-dire écraser son peuple et nous en avons eu hélas une
des démonstrations les plus terribles avec des enfants qui ont perdu la
vie dans des conditions atroces. Donc, il devait y avoir une réaction",
a dit François Hollande à la presse lors d'un déplacement dans les
Hauts-de-Seine.
Les autorités syriennes ont imputé lundi à des islamistes armés la responsabilité du massacre de Houla. Des témoins et des militants de
l'opposition au régime syrien affirment, eux, que le massacre est
l'oeuvre des forces de Bachar al Assad.
Le carnage de Houla est le plus meurtrier depuis l'entrée en vigueur
théorique, le 12 avril dernier, du cessez-le-feu négocié par Kofi Annan, qui s'est dit "horrifié".
Laurent Fabius veut que Bachar el-Assad quitte le pouvoir au plus tôt
Dans un entretien au Monde, Laurent Fabius estime que le massacre de Houla "peut avoir comme conséquence que des pays jusque-là réticents évoluent" sur la question syrienne.
Le nouveau chef de la diplomatie française, qui s'est entretenu avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, estime que Bachar el-Assad, "l'assassin de son peuple", "doit quitter le pouvoir".
"Le plus tôt sera le mieux", ajoute Laurent Fabius, en rappelant que la France est favorable à la saisine de la Cour pénale internationale (CPI).
Laurent Fabius estime qu'aucun Etat "n'est prêt à envisager aujourd'hui une opération terrestre" en Syrie. Mais la question d'éventuelles opérations aériennes, prônées par exemple par le philosophe Bernard-Henri Lévy, ne lui est pas posée.
Arrivé lundi à la mi-journée à Damas, l'émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe s'est entretenu ce mardi avec le président Assad.
En 14 mois, les violences ont fait plus de 13.000 morts, dont plus de 1.800 depuis le début de la trêve, selon l'OSDH.
Mardi, une manifestation était organisée pour condamner les violences en Syrie :
Publicité
Publicité
Retrouvez des milliers d'offres d'emploi avec :
Publicité
Publicité
Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.