
Breivik, costume noir, chemise blanche et cravate grise, a effectué son salut d'extrême droite à son entrée dans le tribunal. Puis il a écouté avec le sourire aux lèvres le verdict
Crédit : DRSalle de sport, PC portable, confidents
Anders Behring Breivik, âgé de 33 ans, a été condamné à 21 ans de prison, mais sa détention pourra être prolongée au-delà de cette période et de manière indéfinie, s'il est jugé dangereux pour la société. Pour qu'il soit un jour remis en liberté, il faudra qu'un responsable politique assume la décision de signer une autorisation en ce sens.
L'intéressé a annoncé dans l'après-midi qu'il ne ferait pas appel, et a rejeté la légitimité du tribunal. Le Parquet, qui avait requis un internement psychiatrique plutôt qu'une peine de prison, a quant à lui indiqué qu'il se donnait le temps de la réflexion.
L'avenir immédiat de Breivik passe maintenant par la prison d'Ila, à une douzaine de kilomètres au nord-ouest d'Oslo. Lui qui se présente comme "écrivain" affirme avoir plusieurs livres en préparation, dont une autobiographie.
EN IMAGES - Voici la cellule de prison d'Anders Behring Breivik
(Cliquez sur l'image)
24m2 tout compris
Selon un sondage paru vendredi dans le tabloïde Verdens Gang (VG), 72% des Norvégiens estimaient que l'accusé était suffisamment sain d'esprit pour être condamné à la prison. Mais 54% jugent ses conditions de détention trop "clémentes".
Il faut dire qu'avec trois cellules de 8 m2 (une pour dormir, une pour les exercices physiques et une pour le travail) et un ordinateur portable sans connexion à l'internet, Breivik sera particulièrement à son aise. Parfois mieux, d'ailleurs, qu'à l'extérieur.
Ainsi, Breivik aura le droit à son PC portable, non connecté au Web, mais, selon le tabloïde "Verdens Gang", mais avec une version de l'encyclopédie Wikipédia. "C'est une machine à écrire améliorée", a expliqué à une responsable de l'administration pénitentiaire, Ellen Bjercke.
Si l'extrémiste s'ennuie ou veut se dégourdir, pas de problème : une mini-salle de sport (tapis de course inclus) est prévue. "L'idée, c'est de multiplier les contacts avec le personnel pénitentiaire qui sera chargé de le maintenir actif, de faire des exercices physiques avec lui, de lui parler", explique toujours Ellen Bjercke.
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