"En Europe comme en France, François Hollande s'est attribué l'idée de la croissance" selon Alain Duhamel
Créé le 06/02/2011 à 13h15

Parmi les dirigeants du bureau exécutif du PND, le parti au pouvoir en Egypte, figure Gamal Moubarak, le fils du président Hosni Moubarak / AFP/M.Abed
La télévision d'Etat égyptienne a finalement écarté les rumeurs selon lesquelles Hosni Moubarak lui-même aurait quitté la tête de son propre parti. Seule certitude : le bureau exécutif du Parti national démocrate (PND), dont fait partie Gamal Moubarak, le fils du chef de l'Etat, a démissionné samedi, selon la télévision. Par ailleurs, un attentat à l'explosif a touché samedi un gazoduc reliant l'Egypte à la Jordanie, une installation toute proche d'un autre pipeline qui alimente Israël. L'approvisionnement des deux pays en gaz naturel a été immédiatement suspendu. Une église de Rafah, une ville du Sud de la bande de Gaza, à la frontière avec l'Egypte, a été également touchée par une explosion.
Alors que des centaines de milliers d'Egyptiens sont descendus dans les rues pour ce "vendredi du départ", les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne ont demandé de leur côté que la transition démocratique commence "maintenant".
Ils ont menacé à demi-mot de revoir leur aide économique à l'Egypte si les violations des libertés publiques se poursuivaient.
"Nous voulons un processus démocratique sans délai, mais nous laissons aux Egyptiens le soin de déterminer qui doit le conduire et comment", a plaidé quant à lui le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy.
L'opposant égyptien Mohamed ElBaradei a indiqué à Al-Jazira qu'il n'avait "pas d'objection" à se porter candidat si le peuple lui demandait, mais sa "première priorité" est "une transition vers un régime démocratique".
Par ailleurs un officier de l'armée égyptienne a tenté en vain samedi de persuader des milliers de manifestants de quitter la place Tahrir dans le centre du Caire, arguant que leur mouvement anti-Moubarak paralyse l'économie de la capitale.
"Vous avez tous le droit de vous exprimer mais s'il vous plaît, sauvez ce qui reste de l'Egypte. Regardez autour de vous", a lancé à la foule Hassan al Roweni, muni d'un porte-voix et juché sur une tribune.
Les manifestants ont répondu par des cris appelant à la démission du président égyptien. L'officier est descendu de la tribune en déclarant: "Je ne parlerai pas au milieu de tels slogans."
L'Egypte est entrée samedi dans son douzième jour de soulèvement contre le président Moubarak. 
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