"En Europe comme en France, François Hollande s'est attribué l'idée de la croissance" selon Alain Duhamel
Créé le 31/05/2010 à 09h46 - Mis à jour le 31/05/2010 à 11h40

Des Palestiniens agitent des drapeaux pour accueillir la flottille d'aide au Port de Gaza le 30 mai 2010 / AFP
La flottille de six navires humanitaires transportant 10.000 tonnes de matériel et d'aide humanitaire à destination de la bande de Gaza a bravé les ordres israéliens de rebrousser chemin. La Marine nationale de l'Etat hébreu a finalement donné l'assaut lundi matin contre les activistes pro-palestiniens. Bilan : deux morts et une trentaine de blessés, selon les militants ; une télévision privée israélienne parle d'au moins dix-neuf tués. La Turquie promet déjà des représailles. L'Union européenne demande une "enquête complète" sur cet abordage.
Le reportage de la chaîne Al-Jazeera (en anglais) :
La radio publique israélienne a annoncé lundi matin que la censure militaire avait interdit la diffusion de toute information sur les morts et les blessés transférés vers des hôpitaux en Israël. "Durant l'opération, des soldats israéliens ont été confrontés à de dures violences physiques. Certains des passagers ont utilisé des armes blanches et des armes de poing et on a tenté aussi d'arracher l'arme d'un des soldats. Face à la nécessité de défendre leur vie, les soldats ont employé des moyens anti-émeute et ont ouvert le feu", a indiqué plus tard l'armée israélienne selon le texte.
Le ministre israélien de l'Industrie et du Commerce Binyamin Ben Eliezer a exprimé lundi à la radio militaire ses "regrets pour tous les morts". Israël accuse les membres de la flottille d'avoir "déclenché les violences".
La Turquie a convoqué l'ambassadeur israélien à Ankara après le raid israélien sur un bateau turc de la flottille. Jugeant cette intervention "inacceptable", elle a prévenu l'Etat hébreu de "conséquences irréparables" sur les relations bilatérales.
Après ce raid meurtrier, le mouvement islamiste palestinien Hamas a appelé les Arabes et les musulmans à un "soulèvement" devant les ambassades d'Israël. Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a condamné ce raid, le qualifiant de "massacre", et a décrété trois jours de deuil dans les territoires palestiniens.
L'Autorité palestinienne a réclamé la tenue de réunions urgentes du Conseil de sécurité de l'Onu et de la Ligue arabe.
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