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POLITIQUE ÉCONOMIE INTERNATIONAL

Crise de la dette : vers un sommet européen pour rien ?

Créé le 23/10/2011 à 12h15

Le double sommet qui arrive risque d'être décisif pour l'avenir de l'Euro.

Le double sommet qui arrive risque d'être décisif pour l'avenir de l'Euro. / AFP

Le sommet européen de dimanche pourrait bien accoucher d'une souris. Les sommets des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE et de la zone euro à Bruxelles ne devraient pas déboucher sur des décisions importantes mais plutôt servir pour poursuivre les préparatifs en vue d'un second sommet de la zone euro, mercredi prochain, a déclaré Angela Merkel. La chancelière allemande s'exprimait à son arrivée au Conseil européen, à Bruxelles, où les leaders des Vingt-Sept sont réunis pour tenter de s'entendre sur une réponse d'envergure à la crise comprenant un plan de recapitalisation bancaire, un nouveau plan d'aide à la Grèce et une réforme du fonds de soutien à l'euro. La chancelière allemande Angela Merkel a tempéré dimanche les attentes sur l'issue du sommet européen de dimanche concernant la crise de l'euro, réaffirmant que les décisions ne pourraient être prises que lors du sommet suivant de mercredi.
  
"Pour moi il est important de répéter qu'aujourd'hui nous préparons les décisions de mercredi" car les négociations portent sur "des sujets parfois techniquement très complexes comme le fonctionnement du FESF", le Fonds de secours de la zone euro pour les pays en difficulté, a-t-elle dit à la presse à son arrivée.
  
"C'est la raison pour laquelle il ne faut pas s'attendre à des décisions aujourd'hui de la zone euro mais seulement mercredi", a ajouté la chancelière.
  
Mme Merkel réaffirme d'autre part qu'"un changement de traité ne doit pas être tabou" dans l'Union européenne pour améliorer la discipline budgétaire commune des pays qui la composent. Elle entend mettre le sujet sur la table lors du sommet de dimanche.
  
Une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de tous les pays de l'Union européenne est débord prévue, puis dans l'après-midi une rencontre des seuls dix-sept dirigeants des Etats de l'Union monétaire.

Papandreou demande des "mesures décisives"

Le Premier ministre grec Georges Papandréou a appelé dimanche les Européens à prendre des mesures "décisives" pour enrayer la crise de la dette qui dure depuis deux ans et met en péril l'existence de l'euro.
  
"Il est clair que la crise (de la dette) n'est pas grecque. Il s'agit d'une crise européenne. Il est donc temps que nous, Européens, prenions des mesures décisives et efficaces", a-t-il affirmé à son arrivée à un sommet crucial de l'Union européenne à Bruxelles.
  
"La Grèce a prouvé à de multiples reprises qu'elle prenait les décisions nécessaires pour rendre son économie viable et plus juste", a poursuivi le chef du gouvernement grec, alors que son Parlement vient d'adopter un nouveau plan d'austérité qui passe par des coupes salariales et le placement au chômage technique de quelque 30.000 fonctionnaires.
  
"Nous sommes un peuple fier. Nous sommes une nation fière et nous demandons que l'on respecte ce que nous faisons", a-t-il souligné, rappelant que les efforts de la Grèce se faisaient "dans la douleur".
  
Plus tôt, le Premier ministre belge Yves Leterme avait jugé "essentiel que  demain matin (lundi) à l'ouverture des marchés, on ait assez de progrès pour ne pas mettre péril la crédibilité de la zone euro".

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