Crédit : Nicolas Ledain
Crédit : Isabelle Dath
Un énième effort diplomatique
Une centaine de pays occidentaux et arabes, réunis à la conférence des Amis du peuple syrien à Paris, vont chercher vendredi à faire pression sur Damas et Moscou pour un départ de Bachar al-Assad dans un énième effort diplomatique aux effets incertains, alors que le conflit armé en Syrie ne montrait aucun signe de répit.
L'objectif affiché de cette troisième conférence des Amis du peuple syrien, qui sera ouverte par le président français François Hollande, est de montrer une forte mobilisation internationale en faveur d'une transition politique prévoyant la mise à l'écart du président syrien.
Sans la Russie ni la Chine
Mais les participants se réunissent sur fond de profondes divisions, d'une part entre membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie et Chine qui boycottent à nouveau ce forum refusant un départ forcé de Bachar al-Assad, d'autre part entre les différents courants de l'opposition qui n'arrivent pas à s'unifier.
Dans ce contexte, Moscou a confirmé avoir été sollicité pour offrir l'asile politique au président Assad, tout en qualifiant la proposition de "plaisanterie".
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton est partie jeudi pour Paris, tandis que le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault assurait que la France et les Etats-Unis travaillaient "main dans la main" sur le dossier syrien.
Pour tenter à nouveau de mettre fin à près de 16 mois de violences, la réunion de Paris réaffirmera sa "condamnation de la répression" et annoncera "des choses concrètes" pour faire pression sur le régime, soutenir la population et l'opposition, selon une source diplomatique.
Les Etats-Unis prendront la tête des partisans d'un durcissement des sanctions de l'ONU contre le président syrien et son clan, ont pour leur part indiqué jeudi des hauts responsables américains voyageant avec Mme Clinton.
Pas de répit sur le terrain
Sur le terrain, les combats entre soldats et rebelles ainsi que le pilonnage de fiefs insurgés se sont poursuivis sans relâche jeudi.
Au lendemain d'une nouvelle journée sanglante ayant fait près de 100 morts, en majorité des civils, le bilan des violences s'élevait jeudi matin à 27 morts à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Et le flux des réfugiés ne tarit pas dans les pays voisins. Entre 4.000 et 5.000 Syriens sont arrivés cette semaine en Jordanie, a annoncé jeudi le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.