Serge July : "Christiane "punching ball" Taubira"
Créé le 12/03/2012 à 14h30

Nicolas Sarkozy, au pouvoir depuis 2007, a eu quelques phrases choc. Comme ici, avec le fameux "Casse-toi, pov' con !". Florilège / AFP
Du fameux "casse-toi alors, pov' con" au "on dit l'omni-président. Je préfère que l'on dise cela plutôt que le roi fainéant !" en passant par "avec Carla, c'est du sérieux" : durant son quinquennat, de 2007 à 2012, le Président Nicolas Sarkozy a eu l'art de la petite phrase qui fait la Une. RTL.fr vous propose un "best-of"...
6 mai 2007 à Paris.
Première déclaration de président élu. Il fait de la défense des droits de l'Homme la priorité de sa diplomatie. "Je veux que partout dans le monde, les opprimés, les femmes martyrisées, les enfants emprisonnés ou condamnés au travail, sachent qu'il y a un pays dans le monde qui sera généreux pour tous les persécutés, c'est la France".
26 juillet 2007 à Dakar
Nicolas Sarkozy prononce un discours à l'université: "le drame de l'Afrique, c'est que l'Homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire". Ces propos, écrits par sa plume Henri Guaino, ne lui seront jamais pardonnés en Afrique.
7 octobre 2007
Lors d'une émission télévisée, il épingle les magistrats: "je n'ai pas envie d'avoir (...) tout le monde qui se ressemble, aligné comme des petits pois, la même couleur, même gabarit, même absence de saveur". Les juges lui en veulent encore.
6 novembre 2007
Sur le port du Guilvinec (Finistère), il est violemment injurié par un pêcheur en colère. Riposte immédiate: "c'est toi qui a dit ça ? Eh ben descends un peu le dire, descends un peu !"
20 décembre 2007
Lors de sa première visite au Vatican et à Benoît XVI, en la basilique de Saint-Jean de Latran: "dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur". La gauche dénonce une remise en cause de la laïcité.
31 décembre 2007
Premiers vœux télévisés, il lance ce concept tiré des écrits du sociologue Edgar Morin: "j'ai la conviction que, dans l'époque où nous sommes, nous avons besoin de ce que j'appelle une politique de civilisation". Le concept disparaît rapidement des discours présidentiels.
8 janvier 2008
Première grande conférence de presse du quinquennat et deux phrases qui resteront célèbres: d'abord "avec Carla, c'est du sérieux" sur sa romance avec l'ex-mannequin et chanteuse Carla Bruni qu'il épousera le mois suivant, puis "qu'est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?"
4 février 2008
Visite de soutien aux salariés des aciéries de Gandrange (Moselle), menacées de fermeture: "nous sommes prêts à faire le nécessaire, quel que soit le propriétaire, car notre objectif c'est de garder des usines ouvertes en France (...) l'Etat est prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires". Un an plus tard, la moitié des 1.100 salariés est frappée par un plan de licenciement.
24 février 2008
Au salon de l'agriculture, cette algarade avec un visiteur sur sa route qui lui lance "touche-moi pas, tu me salis": "eh ben casse-toi alors, pov' con !" Le propos lui est encore reproché et alimente son procès en "désacralisation" de la fonction présidentielle.
5 juillet 2008
Devant un conseil national de l'UMP: "désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit", lance-t-il pour vanter sa réforme sur le service minimum dans les transports en commun.
25 septembre 2008
A Toulon : "cette crise financière marque la fin d'un monde (...) c'est la crise d'un système qui s'est éloigné des valeurs les plus fondamentales du capitalisme, qui, en quelque sorte, a trahi l'esprit du capitalisme".
7 janvier 2009
Aux parlementaires, cette réflexion: "on dit l'omni-président. Je préfère que l'on dise cela plutôt que le roi fainéant. On en a connu !" Tout le monde y voit une attaque contre son prédécesseur Jacques Chirac.
22 janvier 2009
A l'Elysée, à des chercheurs inquiets de la réforme de la recherche : "à budget comparable, un chercheur français publie de 30 à 50% en moins qu'un chercheur britannique dans certains secteurs. Évidemment, si l'on ne veut pas voir cela, je vous remercie d'être venus, il y a de la lumière, c'est chauffé..."
12 novembre 2009
A La Chapelle-en-Vercors, contribution au débat très controversé sur l'identité nationale dans ce haut-lieu de la Résistance: en parler "n'est pas dangereux, c'est nécessaire. Ce qui serait dangereux ce serait de ne pas en parler (...) C'est avec cette politique de l'autruche qu'on laisse le champ libre à tous les extrémismes".
6 mars 2010
Au Salon de l'agriculture, cette réflexion : "je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce que là aussi, ça commence à bien faire".
10 juillet 2010
Après des émeutes à Grenoble, il se rend sur place : "j'ai demandé au ministre de l'Intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms". Tollé à gauche, à droite et même au Vatican.
24 janvier 2011
Rare mea culpa sur la réserve de la France au début des "printemps arabes": "nous n'avons pas pris la juste mesure de la désespérance et de la souffrance" en Tunisie.
25 mars 2011
C'était la dernière question posée à Nicolas Sarkozy vendredi lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet de l'UE à Bruxelles. "Quelle est votre opinion sur les mesures du gouvernement Berlusconi contre Lactalis à propos de l'affaire Parmalat ?", lui demande un journaliste italien. Grimace, sourire et grand vide de la part du Président français. "J'aimerai bien avoir une conviction. Ecoutez, bravo : vous menez 1-0, pour l'Italie. Vous m'avez posé une colle". Et voici que le journaliste lui propose de le contacter par téléphone : "Pourquoi pas ?! Ben téléphonez à ma femme, plutôt en italien, parce que moi...". Fou rire dans l'assistance.
29 janvier 2012
A la télévision, interrogé sur ce qui pourrait faire - il n'est pas encore candidat - la différence avec son rival François Hollande: "si j'avais un mot à dire, je dirais la sincérité ou l'authenticité".
15 février 2012
Après un vrai-faux suspense de quelques semaines, Nicolas Sarkozy annonce sur TF1 qu'il sera candidat à sa succession. "Oui, je suis candidat à l'élection présidentielle"."C'est parce que
j'ai des choses à dire aux Français, des propositions à leur faire". "Je
voulais savoir en moi-même si j'en avais l'énergie, la force" (...)
"décision lourde de sens" et "pas automatique". "le président en place a
plus de devoirs que de droits".
15 mars 2012
Lors d'un déplacement dans la Marne, Nicolas Sarkozy a traité un journaliste de "couillon" dans un échange qui tenait à la fois de l'agacement et de l'amusement. Le reporter lui avait posé une question sur la manifestation des salariés d'ArcelorMittal devant son QG de campagne à Paris.
A retrouver également sur RTL.fr :
Les phrases "abracadabrantesques" de Jacques Chirac
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