Crédit : Marine Machefer
1962, mise en orbite
En 1962, Michel Cathy s'était inspiré des guimauves enrobées de chocolat vendues par les forains pour lancer la friandise dans l'usine de la chocolaterie Bouquet d'Or, où il était directeur commercial. En 2003, la chocolaterie de Villeneuve-d'Ascq, dans le Nord, fut rachetée par Cémoi, géant français du secteur basé à Perpignan.
"La Saga" en images
Michel Cathy, féru de marketing avant l'heure, avait tout misé sur la forme de son ourson, symbole du "jouet le plus offert aux enfants (...) dont on se souvient toute la vie", dit-il Mais c'est finalement son goût, intact depuis 50 ans, que les gourmands se rappellent. Une véritable madeleine de Proust.
Patrick Poirrier, PDG de Cémoi (750 MEUR de chiffre d'affaires, 3.000 salariés), évoque au siège catalan de l'entreprise un "produit sympathique, souvent copié mais jamais égalé". Depuis 2003, Cémoi a triplé la production annuelle dans l'usine nordiste, la portant à 3.000 tonnes de confiserie à la guimauve.
Si le classique ourson représente toujours 95% des ventes, la gamme s'est élargie et compte oursonnes aux fruits rouges, hérissons au caramel ou petits ours blancs.
L'une des toutes dernières publicités en 3D
"The Little Nounours"
Pour ses cinquante ans, le best-seller au chocolat part à la conquête du marché nord-américain et s'offre un nouveau baptême. C'est sous l'appellation "So pretty" (Si joli) que l'ours tente de séduire les Etats-Unis et le Canada, dans le cadre d'une stratégie globale du groupe qui entend se renforcer à l'international et vient d'ouvrir un bureau à New York.
Déjà présent dans la grande distribution en Espagne, Cémoi vise en outre le marché britannique et pour cela, a retravaillé l'identité visuelle de ses emballages. Il s'est aussi mis aux sachets individuels car les Britanniques sont adeptes de ce format.
Patrick Poirrier table sur la réputation de savoir-faire gastronomique français pour intégrer ces nouveaux marchés. Qu'ils finissent entre des dents nord-américaines ou européennes, les bonbons seront toujours fabriqués dans le Nord, où une nouvelle ligne de production est en cours d'installation. Cet investissement de 1,5 millions d'euros devrait permettre d'augmenter les volumes de 60%, avance le directeur du site, Christophe Duwat.
Une évolution à faire rêver Benoît Rousseau, fils de Léon Rousseau, dirigeant de Bouquet d'Or jusqu'en 1979. Né en 1955, il est à peine plus âgé que l'ourson de guimauve et se souvient avec "forcément beaucoup de tendresse" de l'usine de son père. "Voir des milliers d'ours qui passent sur une chaîne de production quand on est enfant, c'est fabuleux, un peu magique".
L'un des paquets de "So Pretty", le nom "made in USA" du "Petit ourson"
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.