Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 07/01/2012 à 13h29
Les 35 kilos de cocaïne, en provenance d'Amérique du Sud, ont été découverts dans un chalet en kit / AFP
Les trafiquants de drogue ont une imagination sans limite. Trente-cinq kilos de cocaïne, acheminés d'Amérique centrale à Marseille dans les parois d'un chalet en kit et qui devaient repartir cachés sous une voiture, ont été saisis lors du démantèlement récent d'un trafic international, ont annoncé vendredi les douanes et la police.
Trafic de drogue à la sauce bio
Fin octobre 2011, un salon bio et de bien-être se tient à Marseille et une société du Costa Rica y expose un chalet acheminé en kit par bateau. Dans le conteneur, les parois alvéolées de l'habitation sont pleines de drogue...
Un renseignement met les services douaniers de Marseille sur la piste d'une voiture devant faire repartir la marchandise, qui n'est pas destinée à être vendue localement, depuis la cité phocéenne.
Le 22 novembre, dans le 8e arrondissement de la ville, deux Colombiens sont interpellés, alors qu'ils s'apprêtaient à prendre la route avec 29 kilos de cocaïne cachés derrière le pare-choc de leur voiture.
La Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, chargée de la criminalité organisée, et l'antenne de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) à la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Marseille sont saisies.
Entre 6 et 8 millions d'euros à la revente
Des surveillances débouchent le 30 novembre sur l'interpellation de six nouvelles personnes - un Colombien, deux Mexicains, un Macédonien, un Canadien et un Croate - en trois endroits de Marseille, où les enquêteurs mettent aussi la main sur six autres kilos de cocaïne et 95.000 euros en espèces.
L'enquête est toujours en cours en amont et en aval de cette "opération exceptionnelle" de transit, a indiqué le commissaire principal Pascal Gontier, chef de la division des stupéfiants et du proxénétisme à la DIPJ et de l'antenne marseillaise de l'OCRTIS.
La valeur de la drogue saisie, "d'un degré élevé de pureté lui permettant d'être coupée trois ou quatre fois" selon Jean Philippe Vigot, directeur des services douaniers à Marseille, est estimée "entre six et huit millions d'euros" à la revente.
(AFP)
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