
Jean-Luc Mélenchon le 14 avril 2012 à Marseille
Crédit : AFP/G.JulienCrédit : Vincent Derosier
Crédit : Etienne Baudu
Crédit : Jérôme Florin
"Notre chance c'est le métissage"
Le potentiel troisième homme de la présidentielle s'est livré à une ode à la Méditerranée, "notre bonne mère à tous", jugeant que "Marseille est la plus française des villes de notre République". Le natif de Tanger (Maroc) a souligné qu'"ici il y a 2.600 ans une femme a fait le choix de prendre pour époux l'immigré qui descendait d'un bateau, c'était un Grec et ce couple est né Marseille".
"Notre chance c'est le métissage", a lancé l'eurodéputé, sous les "youyous", avant de saluer "Arabes et Berbères" par qui sont venus en Europe "la science, les mathématiques ou la médecine" au temps où "l'obscurantisme jetait à terre l'esprit humain".
"Les peuples du Maghreb sont nos frères et nos sœurs"
Refusant "l'idée morbide et paranoïaque du choc des civilisations", il a dit sa pensée aux Maghrébins "qui ont libéré le sol de la patrie des nazis". "Les peuples du Maghreb sont nos frères et nos soeurs" et il n'y a "pas d'avenir pour la France sans" eux, a-t-il dit, interrompu par les "tous ensemble, tous ensemble !"
Et de s'en prendre à Nicolas Sarkozy qui lors de ses visites à Marseille "parle exclusivement de la sécurité qu'il n'est pas capable d'assurer", et aux "partis extrémistes de la haine qui montrent du doigt au nom de sa religion", "foutez-nous la paix !".
"La France n'est pas une nation occidentale vouée à suivre le char des Etats-Unis d'Amérique" mais "une nation universaliste", et "de la Méditerranée nous voulons faire une zone de paix", a-t-il souhaité, voulant le départ des "40 navires de guerre des Etats-Unis d'Amérique" qui mouillent dans la zone et la "fin de la politique absurde de l'Union européenne".
Il faut expédier Sarkozy à terre
Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) a souhaité samedi que soient "expédiés à terre le pouvoir de la droite" et Nicolas Sarkozy, à une semaine du premier tour de la présidentielle.
Dans un discours d'1h20 conclu comme d'habitude par L'Internationale et la Marseillaise, le candidat de la gauche radicale a déclaré: "Nous devons expédier à terre le pouvoir de la droite" car "rien n'est possible sinon".
La France a aussi "besoin de la défaite de la droite extrême", a souligné celui qui se dit "en guerre" contre le FN, déplorant que des médias "nous accablent à l'heure où nous, les rouges, nous avons repris pleinement la bannière tricolore de la patrie".
Dans l'entre-deux-tours, l'eurodéputé pour qui "l'insurrection citoyenne des Français est commencée", s'est aussi dit disponible si les syndicats le veulent, à participer à un "1er Mai stupéfiant d'unité et de puissance". "Le Front de gauche sera derrière eux!", a-t-il promis.
Selon lui, il faudra se mobiliser car dès le 7 mai, au lendemain de l'élection, "la finance attaquera la France". Et alors, a-t-il dit, "j'organiserai la lutte implacable pour rendre les coups": "Nous ne serons pas tondus!"
"Si vous pensez que 'you are not dangerous', ce n'est pas ici qu'il faut venir mais si vous vous sentez +very dangerous+, bienvenue au club!", a-t-il encore dit, allusion aux propos de François Hollande à Londres.
Parisot, la "Sainte-Pétoche"
Estimant que "le gouvernement du Front de gauche viendra", il a aussi détaillé les contours de sa "République sociale", entre VIe République et planification écologique, parlant "droits collectifs nouveaux" avec "droit de veto des représentants du personnel sur les licenciements collectifs, les restructurations".
Face au Medef et à sa patronne Laurence Parisot qualifiée de "Sainte-Pétoche", il a souhaité que se multiplient les "coopératives ouvrières". "Nous sommes la renaissance de cette gauche qui ne transige pas", a-t-il souligné, concluant son discours par Jean Ferrat: "De quoi rêvais-tu?", "d'une autre fin à la romance au bout du temps qui se balance?"
Avant lui, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a comparé "le vent de la Méditerranée" qui souffle sur Marseille à "la déferlante populaire" du FG: "Quand il se lève personne ne peut lui résister". Clémentine Autain a elle souligné: "Le vote utile nous casse les urnes!".
Le discours de Jean-Luc Mélenchon sur la plage du Prado à Marseille
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10/04/2013 - 09h48
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