
Une bombe a explosé dans le quartier majoritairement chrétien d'Achrafieh
Crédit : @YorgoElBittarCrédit : Marie Kostr
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Crédit : AFP TV
L'ombre de la Syrie ?
Cet attentat visait visiblement le général, qui est un proche de Saad Hariri, chef de l'opposition libanaise hostile au régime de Damas et était pressenti pour prendre la tête des FSI à la fin de l'année. Le Liban, où les plus hautes fonctions sont réparties selon des critères confessionnels, est en effet en proie à des tensions entre partisans et adversaires du président syrien Bachar al Assad, confronté dans son pays à un soulèvement armé. Les services du général tué avaient d'ailleurs annoncé en août avoir déjoué un projet d'attentats impliquant des Syriens, qui devait déstabiliser le Liban.
L'attentat, qui a eu lieu dans une rue près de la place Sassine, dans le quartier chrétien d'Achrafieh, a provoqué d'énormes destructions et des scènes de panique. Selon l'agence, l'explosion s'est produite à une heure de pointe (14h heure de Paris), à 200 mètres d'un bureau des Kataëb (Phalanges), parti chrétien de l'opposition libanaise hostile au régime syrien de Bachar al-Assad.
Des ambulances ont convergé vers les lieux de la déflagration, d'où s'élève de la fumée. Des habitants paniqués recherchaient leurs proches tandis que d'autres aidaient à transporter les victimes. Un immeuble était en feu et les volontaires de la Croix-Rouge faisait
sortir des blessés, le visage ou le corps ensanglanté. Des passants sous
le choc étaient en pleurs. Des balcons étaient à moitié
effondrés. Les forces de sécurité se sont déployées dans le quartier. L'armée et le ministre de l'Intérieur, Marwan Charbel, sont arrivés sur place.
La Syrie a longtemps exercé une tutelle de fait sur le Liban après la guerre civile (1975-1990) et elle a dû retirer ses forces après l'attentat qui a coûté la vie au Premier ministre Rafic Hariri en février 2005 à Beyrouth.
Le dernier attentat dans la région de Beyrouth remontait à janvier
2008, lorsqu'un officier des renseignements libanais, le capitaine
Wissam Eid, avait été assassiné dans une attaque à la voiture piégée. De 2005 à 2008, le Liban été secoué par une série d'assassinats de personnalités, en majorité hostiles au régime de Damas. 
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10/04/2013 - 09h48
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