Crédit : Raphaël Vantard
Crédit : Thomas Prouteau
Imbroglio autour de la vitesse du véhicule
"Le tribunal ne peut pas juger en l'état l'affaire", a expliqué la présidente du tribunal, estimant nécessaire "d'assoir sa conviction sur tous les éléments du dossier qui lui seront transmis", dont "l'ensemble des déclarations faites devant la magistrat instructeur" pour prendre sa décision.
Franck Viallet, 35 ans, est soupçonné d'avoir menti sur la vitesse de son véhicule au moment de la collision en déclarant avoir respecté la limite de 50 km/h. Les trois autres policiers présents le soir du drame n'ont jusqu'à présent pas été inquiétés par la justice, malgré des déclarations similaires.
Le procureur, Henri Génin, s'était auparavant déclaré favorable à un renvoi de l'affaire, estimant que la plainte pour faux témoignage déposée par les parties civiles, "toujours à l'instruction", posait "une vraie difficulté" pour le tribunal. "Je conçois parfaitement l'impatience des familles des victimes. Je sais les épreuves qu'elles ont traversées, je sais la douleur qu'elles ressentent", avait-il dit, en s'adressant aux proches des deux adolescents. "Mais M. Viallet n'est pas en mesure aujourd'hui de s'exprimer en toute liberté à l'audience".
Un avis partagé par l'avocat du prévenu, Me Frédéric Champagne. "Que cette affaire soit jugée rapidement, j'y tiens autant que vous. Mais je pense que le tribunal ne peut pas juger cette affaire en l'état", avait-il déclaré, estimant que les deux procédures étaient "totalement entremêlées".
La mort de Moushin et Lakamy, le 25 novembre 2007, avait entraîné deux jours de violentes échauffourées entre jeunes et forces de l'ordre à Villiers-le-Bel. Une centaine de policiers avaient été blessés, notamment par des tirs d'armes à feu durant cette flambée de violences.
Le policier qui conduisait le véhicule de police, où se trouvait trois autres policiers, est accusé de n'avoir pas respecté la limite de vitesse autorisée au moment de l'accident, une collision avec la mini-moto sur laquelle avaient pris place les deux adolescents. Le fonctionnaire encourt une peine de trois ans de prison et de 45.000 euros d'amende.
D'après un rapport d'expertise, la voiture de police roulait à près de 64 km/h au moment de la collision, au lieu des 50 km/h autorisés, et était en phase d'accélération.
Les deux adolescents circulaient de leur côté sur une moto qui n'était pas destinée à la route, dépourvue de freins et d'éclairage, à une vitesse supérieure à la limite autorisée. Ils ne portaient par ailleurs pas de casque et n'avaient pas respecté une priorité à droite.
Publicité
Publicité
10/04/2013 - 09h48
10/04/2013 - 09h47
10/04/2013 - 09h36
10/04/2013 - 09h34
Publicité
Publicité
Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.