
Léonide Kameneff avait lancé ce projet de voiliers école en 1969.
Crédit : AFP / Jacques DemarthonCrédit : Cindy Hubert
Crédit : Cindy Hubert
Masturbations et fellations avec un enfant
Trente ans après les voyages autour du monde de "l’École en bateau", le
fondateur de l'association et trois équipiers sont jugés jusqu'au 22
mars pour les viols de plusieurs enfants qu'ils avaient embarqués dans
ce projet d'éducation alternative. Depuis mardi, le fondateur de "l’École en bateau", ainsi que trois autres accusés, jugés pour viols et atteintes sexuelles sur mineurs, ont été entendus à tour de rôle. Ils ont beaucoup évoqué le climat libertin qui régnait à l'époque ainsi que le flou dans les relations personnelles entre l'encadrement et les élèves.
Ces élèves, justement, ont pu s'exprimer aujourd'hui : masturbations et fellations avec un enfant "quand tout le monde dort", adultes allongés nus "au milieu des enfants" qu'ils "se passent de l'un à l'autre", expliquent-elles. Les adultes avaient chacun leur cercle de préférés pour leurs ébats.
"J'avais l'impression d'être un objet", explique Patrice, une victime. Lorsque le président se tourne vers le banc des accusés pour demander à Léonide Kameneff s'il entend la souffrance des victimes, celui-ci se justifie : "Je voulais juste laisser les envies sexuelles des enfants s'exprimer. Visiblement là, je les ai devancées".
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