
Quand le 115, totalement débordé, fait de la discrimination
Crédit : AFP / ArchivesCrédit : Samuel Goldshmidt
Crédit : Eric Kuoch
"Ou on s'est trompé, ou il y a eu manipulation"
Dans le reportage de Samuel Goldschmidt, un groupe de Roumains qui téléphone au "115", à la recherche d'une place pour la nuit, se voit répondre qu'il n'y en a plus de disponible pour eux. "Le problème, c'est qu'on les attribue aux personnes de nationalité française et aux demandeurs d'asile pour le moment", répond l'interlocutrice de l'association Relais, qui gère le Samu social à Metz.
Un porte-parole de la préfecture de la Moselle a confirmé cette règle tout en précisant qu'elle permet en théorie de régler "99% des cas". "Les Roms ne font partie ni de l'une, ni de l'autre catégorie", convient-on de même source, en précisant que la recherche d'une solution reste néanmoins "inconditionnelle" pour tous.
Les 1.100 places d'hébergement d'urgence disponibles dans le département ne seraient pas encore totalement saturées, selon la préfecture, contrairement à ce qu'affirme Denis Maciazek, porte-parole du Collectif mosellan de lutte contre la misère. "Il y a plus de cinquante personnes ce soir, par des températures très basses, qui dorment dehors avec des enfants", dénonce-t-il, dans le reportage de RTL.
La préfecture affirme de son côté n'avoir comptabilisé jeudi soir à Metz que quatre Roumains sans hébergement et qui n'en souhaitaient pas. "Ou on s'est trompé, ou il y a eu manipulation", dit-on du côté de l'Etat.
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