
La 'une' de Charlie Hebdo qui sera publié mercredi 18 septembre
Crédit : Charlie HebdoCrédit : Julien Dumond
La Préfecture de police de Paris, qui a pris contact avec Charlie-Hebdo, prévoit effectivement d'augmenter les patrouilles autour des bureaux.
Le numéro de Charlie à paraître mercredi est sur le bureau du ministre Manuel Valls depuis la mi-journée. L'attention de plusieurs services est renforcée pour éviter tout incident.
Les autorités craignent, dans ce climat tendu, que ces caricatures du prophète enflamment les plus radicaux.
L’hebdomadaire le reconnait mais ne veut surtout pas tomber dans l'autocensure.
Charb est le directeur de la publication de Charlie : "Ça peut polémiquer mais
ce n'est plus la question qu'on se pose étant donné que quoi qu'on fasse ça
polémique. Si on commence à se poser la question de savoir si on a le droit
de dessiner ou pas Mahomet, si c'est dangereux ou pas de le faire, la question
d'après ça va être est-ce qu'on peut représenter des musulmans dans le journal,
puis la question d'après ça va être est-ce qu'on peut représenter des êtres
humains dans le journal etc. et à la fin on ne représentera plus rien, et
la poignée d'extrémistes qui s'agitent dans le monde et en France aura
gagné."
Charb est toujours sous protection policière depuis près d'un an et l'incendie criminel des locaux de Charlie (après une autre Une sur Mahomet)
Les incendiaires n'ont à ce jour pas été retrouvés.
Ayrault désapprouve "tout excès" et appelle à la "responsabilité"
Jean-Marc Ayrault a affirmé mardi, "dans le contexte actuel", sa "désapprobation face à tout excès" et appelé à "l'esprit de responsabilité de chacun", à la veille de la publication par l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo de caricatures de Mahomet.
Le Premier ministre souligne, dans un communiqué, que "la liberté d'expression constitue l'un des principes fondamentaux de notre République".
"Cette liberté s'exerce dans le cadre de la loi et sous le contrôle des tribunaux, dès lors qu'ils sont saisis", ajoute-t-il.
M. Ayrault rappelle en outre "le principe de laïcité qui est, avec les valeurs de tolérance et de respect des convictions religieuses, au coeur de notre pacte républicain".
"Et c'est pourquoi, dans le contexte actuel, le Premier ministre tient à affirmer sa désapprobation face à tout excès. Il en appelle à l'esprit de responsabilité de chacun", conclut Matignon dans son communiqué.
Le CFCM "consterné" par les "dessins insultants"
Le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, a appris avec "une profonde consternation" la publication "de dessins insultants à l'égard du prophète de l'islam".
Dans un communiqué, le CFCM condamne "avec la plus grande vigueur ce nouvel acte islamophobe" et "lance un appel pressant aux musulmans de France à ne pas céder à la provocation".
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10/04/2013 - 09h48
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